Extinction, Ben Young (2018)

Un homme (Michael Peña) fait des rêves étranges, il voit des lueurs dans le ciel, une guerre venue d’ailleurs, un conflit très violent qui n’épargne personne, surtout pas les enfants. Sa femme lui conseille de consulter, son patron lui conseille de consulter. Peter se rend donc à la clinique de santé mentale et, là, une discussion avec un homme qui a les mêmes symptômes que lui et partage les mêmes visions, lui fait renoncer au traitement. Le soir-même, après une fête, l’invasion commence.

Extinction repose sur un renversement de paradigme à mi-film. Ce qu’on croyait acquis (le statut de la famille de Peter) se révèle entièrement faux. Évidemment quand c’est réussi, ça s’appelle un mindfuck (oui, le mot est particulièrement moche, même en anglais) dont le plus célèbre est peut-être la révélation quasi-finale du Fight Club de David Fincher. Bon là, soyons clair ça ne marche pas, c’est même un brin ridicule. Et le film se transforme alors, passé sa première moitié, en survival familial un brin poussif.

En espérant ne pas spoiler le mindfuck en question, Extinction pose des questions qui rappellent un peu celles soulevées par le roman de C. Robert Cargill Un océan de rouille. Avec le postulat de départ, il y avait de quoi faire quelque chose de plus profond, de plus subtil que cette série B à ranger dans le rayonnage « pourquoi pas ? ».

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