Dark Museum : American Gothic

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Etats-Unis, années 30, c’est la grande dépression, le centre du pays étouffe sous les tempêtes de poussière du Dust Bowl. Dans une petite ville durement touchée par l’époque, un cirque arrive, siphonne l’eau du réservoir et attise les braises de la colère populaire.

Avec Dark Museum, les scénaristes Gihef et Alcante revisitent la genèse du célèbre tableau de Grant Wood American Gothic – une des oeuvres américaines les plus détournées, de Desperates housewifes aux Simpson en passant par le Rocky Horror Picture Show. Au final, avec cette réinvention on navigue bien plus du côté de Massacre à la tronçonneuse que de chez Steinbeck (avec une pointe de Santa Sangre, la foire des ténèbres version Alexandro Jodorowsky). Aux pinceaux, Stéphane Perger fait des merveilles, ses images sont puissantes, expressives. Son découpage est souvent impressionnant.

L’ensemble est saisissant, glauque à souhait, outré… mais le dessin surclasse bien trop le scénario pour faire de cette bande-dessinée un chef d’oeuvre.

 

 

The Big Guy and Rusty the boy robot

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Au Japon, des scientifiques inconscients font joujou avec la soupe primordiale et crée involontairement un monstre gigantesque qui commence à ravager le pays. Rusty l’enfant robot est envoyé régler le problème, sans succès ; alors le Japon (mort de honte) demande l’aide des USA… C’est alors au tour de Big Guy d’intervenir.

Servie par le dessin génial de Geoff Darrow, Big Guy and Rusty the boy robot est une pochade, une histoire simple pleine d’ironie et d’anti-japanisme primaire (et/ou ironique). Le scénario de Frank Miller et Geoff Darow est d’une imbécillité assumée avec des textes complètement cons, des jeux sur AkiraGodzilla, Astroboy et j’en passe. Et même un gag à base d’Hiroshima/Nagasaki pas du meilleur goût, loin de là.

L’objet concocté par Glénat, bourré de bonus, est vraiment très chouette, mais il ne parvient pas à masquer le manque flagrant d’intérêt (scénaristique) de ce comics (qui toutefois m’a permis de découvrir l’art de Geoff Darrow – un autre psychopathe du détail).