David Eugene Edwards sera à Paris le 15 novembre, au Petit bain.
Sauf catastrophe, je serai dans le public.
Cette chanson tirée de son album Hyacinth est vraiment hypnotique…
Ecrivain & scénariste
David Eugene Edwards sera à Paris le 15 novembre, au Petit bain.
Sauf catastrophe, je serai dans le public.
Cette chanson tirée de son album Hyacinth est vraiment hypnotique…

Je viens de passer quinze jours en Colombie et j’ai des sentiments mitigés pour le pays, même si dans leur immense majorité les Colombiens sont adorables et accueillants.
J’ai essayé la Colombie. Si j’y retourne un jour, ce sera dans sa partie amazonienne à Léticia, malheureusement très compliquée d’accès pour moi qui ne peut pas atterrir dans un aéroport aussi élevé que celui de Bogotá (les rares vols pour Léticia partent de Bogotá). En même temps, je n’en fais vraiment pas une priorité. La planète est vaste et il y a encore plein d’endroits où je ne suis jamais allé.
Conseillé par l’autrice Elodie Denis, je découvre Songs : Ohia, et là c’est le drame… J’adore.
Merci, Elodie.

Depuis quelques années, j’écris des nouvelles sur le changement climatique, nouvelles que je souhaite réunir dans un recueil qui portera le titre L’Âge des tempêtes. Une de ces nouvelles vient de recevoir le Grand Prix de l’Imaginaire. Voici, verbatim, le discours que j’ai tenu lors de la remise du prix à Montpellier, le 23 mai 2026.
Bonsoir,
J’ai préparé un petit truc, je vous rassure ça ne fait pas cinq pages.
D’abord je voudrais remercier les membres du jury pour ce prix qui récompense un texte qui est loin d’avoir fait l’unanimité.
Remercier mon éditeur, Olivier Girard, et toute l’équipe du Bélial’ qui me soutiennent depuis trente ans maintenant. Putain, trente ans.
Quand j’observe le monde dans lequel je vis et, plus important, dans lequel mes enfants vivent.
Le recul du vivant, la montée du populisme, la hausse des féminicides en France, la méfiance envers la science et le principe de la vaccination, le recul des droits des personnes LGBT ou immigrées, les menaces sur la liberté de la presse, l’empilement des renoncements écologiques, la montée de la haine et de la division, l’effondrement de la compassion, les problèmes de santé mentale de notre jeunesse, quand je vois ce monde en pleine perdition, je me dis que la littérature n’a jamais été aussi nécessaire. Et que les littératures de l’imaginaire qui sont les littératures du progrès n’ont jamais été aussi vitales.
Franz Kafka, qui était un homme très poli, a écrit : « On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? »
Je vais être moins poli que ce cher Franz, et ce soir je voudrais vous prendre à témoin, et dire ceci aux autrices et aux auteurs présents dans cette salle… et aux absents qui ont toujours tort :
« Si vous n’écrivez pas pour nous mettre un coup de poing dans le cerveau ou un coup de pied dans les couilles, abstenez-vous, privilégiez plutôt une activité sans risque, tel que le macramé. »
Merci, je vous souhaite à toutes et à tous de passer une très bonne soirée.
Avec Tom Morello en guest star.
Un dernier pour la route :
https://www.youtube.com/watch?v=T_G4LblL9LM

Tous les endroits pour écrire ne se valent pas, en tout cas en ce qui me concerne.
Un peu par hasard, je me suis retrouvé au Riverside Homestay de Pak Nam. On peut y aller en moto, mais c’est une galère absolue (aucun chauffeur de taxi ne savaient où ça se trouvait au terminal de bus, j’ai dû montrer le truc sur google maps)… alors qu’en bateau, il suffit de prendre un moto-taxi pour le marché de Pak Nam et traverser la rivière en bateau (10 bahts de jour, 20 bahts de nuit), les longtails tournent jour et nuit.
C’est une guesthouse à l’ancienne. Le patron passe ses journées à s’occuper des plantes et à discuter avec ses amis. La patronne fait des pâtisseries en grandes quantités. A marée haute, une partie de la guesthouse sur pilotis est inondée. J’ai dû changer de chambre. C’était rigolo.
Y’a pas d’eau chaude dans la douche ; l’hiver est une notion toute à fait relative dans le sud de la Thaïlande, mais bon, quand même, de bon matin, ça pique un peu, comme on dit.
Je partage l’endroit avec une Thaïe qui voyage seule et passe ses journées à pianoter sur son téléphone et à faire des selfies (elle doit être influenceuse plantes vertes, je ne vois que ça).
Et plusieurs chats, très amicaux

(Vue de l’intérieur)

(Vue de la guesthouse.)

(Banana cake, gentiment offert par la propriétaire – il était délicieux.)

(Travaux à prévoir.)
