Polar, Jonas Åkerlund (2018)

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Duncan Vizla est un tueur professionnel. Du genre à être payé un million de dollars par contrat. Il travaille pour Damoclès, une entreprise criminelle qui lui doit pas loin de huit millions de dollars de pension. Pour Duncan, l’heure de la retraite a sonné. Il a cinquante ans et chez Damoclès on part à la retraite à cinquante ans. C’est comme ça et la CGT n’a pas son mot à dire, pas plus que le MEDEF. Alors qu’il ne lui reste plus que quinze jours à tirer avant sa retraite effective, on lui demande de régler un dernier problème de cent trente kilos, viagra non compris : un tueur mexicain du nom de Pedro, qui a eu le bon goût de se planquer en Biélorussie. Avec l’aide d’une pute locale et de son gamin de huit ans environ, Duncan honore son contrat et s’aperçoit alors qu’il a été piégé.

Jonas Åkerlund est un réalisateur capable du pire et du encore plus pire que pire. C’est pas donné à tout le monde. Sa marque de fabrique : le mauvais goût totalement assumé. Du genre à filmer Johnny Knoxville avec une érection de vingt-trois centimètres, des filles réduites à leur popotin savamment écarté par la ficelle d’un string fluo ou à leur poitrine généreuse en pleine acrobatie aérienne. Outres les culs bombés et les nichons parfum quarante mégatonnes, il aime filmer le sang qui remonte dans l’aiguille juste avant un fix, les plaies ouvertes, les giclures de sang, les gens au crâne éclaté ou à l’œil arraché à la cuillère à pamplemousse. Généralement il filme ça – über-cool – comme un clip de gangsta rap faisant l’éloge du corps féminin ou une vidéo de Ramnstein sur l’éducation des petites filles. Blood, brains and boobs. On est très loin de Peter Greenaway ou de Stanley Kubrick. Même en étudiant sa filmo à la loupe ou à l’endoscope, il est vraiment très difficile de trouver un bon film. Jonas aime le poisseux, le visqueux et le répugnant ; ce qui peut vite devenir épuisant dans le cadre d’un long-métrage.

Mais bon, Jonas n’est pas infaillible, nul ne l’est à part mon maître à penser Laurent Wauquiez, et donner le rôle de Duncan Vizla à Mads Mikkelsen semble être, pour le moins, la meilleure idée de sa carrière (celle d’Åkerlund, pas celle de Wauquiez). Au programme : Duncan tue, Duncan bois, Duncan va aux putes, Duncan morfle, Duncan baise, Duncan loue un film, Duncan fait une bonne action, Duncan essaye de devenir humain, Duncan se fait trahir, Duncan morfle comme jamais, Duncan tue tout le monde. En résumé, Mads nous fait toute la palette, la totale. Avec le super bonus. La cerise sur le gâteau. Le cocktail au litchi en entrée et la gnôle avec la Viêt à poil fond du godet en digestif. Il y a plein de morts qui clignotent façon guirlande de bordel. C’est joli comme une ligne de coke sur le cul d’une black.

J’ai bien aimé. Ouais, vraiment. C’est un peu comme Sabotage de David Ayer : on sent que c’est foncièrement, irrémédiablement mauvais et en même temps c’est plutôt cool, ça glisse tout seul comme une bonne bière ambrée bien glacée.

Si vos enfants ont plus de dix-sept ans, n’hésitez pas à le regarder en famille, ils vont apprendre des trucs ; ça les changera de Squeezie et de La Casa de papel.

Intégrale N&B de La Voie du sabre en BD

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Il y a quelques années, les éditions Gallimard ont cédé aux éditions Glénat les droits d’adaptation BD de mon roman La Voie du sabre. Deux albums ont paru, avec Federico Ferniani aux dessins et Mathieu Mariolle au scénario. Plus un certain nombre de guest stars pour les contes insérés dans la narration.

Le dernier tome est prévu pour cet automne.

Personnellement, je ne fais rien sur cette trilogie. Mathieu et notre éditeur commun, Benoit Cousin, ont ma confiance depuis les prémices du projet.

En passant sur le forum BD Gest, j’ai appris qu’une intégrale N&B allait voir le jour.

L’aventure approche de sa conclusion et visiblement de fort belle manière.

 

Solitaire / Eaux troubles, Greg McLean (2007)

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Un journaliste spécialiste en voyages (Michael Vartan, impeccable) se rend dans les territoires du nord de l’Australie pour faire une croisière d’observation des crocodiles. Son voyage se passe plutôt mal, on a perdu ses bagages, il y a la chaleur, les mouches et les autochtones ne sont pas forcément accueillants. Mais bon, courage, on va y arriver, il monte avec d’autres touristes à bord de la Suzanne, pilotée par la charmante Kate Ryan (Radha Mitchell, elle aussi impeccable). Évidemment, tout tourne à la catastrophe quand un crocodile de taille exceptionnelle, aux exigences territoriales marquées, endommage le bateau.

On doit la réalisation de Solitaire à Greg McLean,  le réalisateur plutôt doué de Wolf Creek 1&2, Jungle, The Darkness… J’ai beaucoup aimé le premier Wolf Creek et surtout Jungle.

Solitaire est une série B de luxe, avec des paysages magnifiques, des personnages un peu caricaturaux, une ou deux facilités scénaristiques, comme quand Sam Worthington accroche la corde à un arbre mort, alors qu’il y a plein d’arbres tout à fait en bonne santé à proximité. Et en même temps, c’est vraiment un film prenant avec plein de rebondissements et une scène de tension, incroyable, sur la fin. Les effets spéciaux sont exceptionnels. A aucun moment on n’a l’impression que le crocodile est en images de synthèse ou en caoutchouc pourri.

Si vous voulez une petite série B d’horreur, un tantinet poisseuse, ce film est parfait.

 

 

(Très) cher cinéma français, Eric Neuhoff (Albin Michel)

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(Disclaimer : je n’ai pas reçu ce livre en service de presse, je ne l’ai pas acheté non plus, travaillant chez Albin Michel, je suis allé au magasin et j’en ai demandé un exemplaire).

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Ma passion pour le cinéma français étant à peu près équivalente à celle pour le gratin de chou-fleur, saloperie de légume auquel je suis violemment allergique, et dont l’odeur seule me pousse à la nausée, je n’ai pas résisté longtemps et je me suis jeté sur ce petit pamphlet (ça se lit en une heure, deux si vous savourez certains passages).

L’entame est brillante :

« HS. Kaputt. Finito. Arrêtons les frais. Le cinéma français agonise sous nos yeux. Il est à peine l’ombre de lui-même. Bientôt, on punira les enfants qui n’ont pas fini leurs devoirs en les obligeant à regarder les nouveautés. C’est ainsi, le plaisir est devenu une corvée. Si tu n’es pas sage, tu iras voir le dernier Ozon. »

Neuhoff a deux têtes de turc (choisies bien sûr au hasard) : François Ozon et Isabelle Huppert. Le passage sur Huppert est un festival pyrotechnique. Neuhoff dit des choses tellement vraies sur le cinéma américain des années soixante-dix où un chef d’œuvre sortait par semaine, sur le sens des œuvres, le rôle de la critique, sur l’ambition artistique, etc.

Si le fonds (c’était mieux avant) semble assez inattaquable, le réquisitoire prend des détours nostalgiques parfois un peu étranges, un peu contre-productifs, mais bon Neuhoff a choisi d’enfoncer le doigt dans une cervelle pourrie et ce n’est pas chose facile.

Le livre a aussi des vertus inattendues, on a soudain envie de le défendre ce putain de cinéma français. Tel un Indiana Jones fatigué et poussiéreux on fouille dans sa mémoire, à la recherche de films français récents qu’on a aimés, ou qui vous ont transportés : j’en ai trouvés quelques uns, pas toujours (très) récents.

  • La Sentinelle d’Arnaud Desplechin (1992)
  • Trouble every day de Claire Denis (2001)
  • L’adversaire de Nicole Garcia (2002)
  • Le Bossu de Philippe de Broca (1997)
  • Vinyan de Fabrice du Welz (2008)
  • L’ennemi public n°1 / L’Instinct de mort de Jean-François Richet (2008)
  • Grave de Julia Ducournau (2016)

Évidemment, c’est beaucoup plus facile si on remonte aux Valseuses, à Melville, etc. Comme on pouvait le craindre, Neuhoff a raison.

Et je me suis aussi aperçu que j’étais infoutu de me souvenir… quel est le dernier film français que j’ai vu en salles. Sans doute Valerian de Luc Besson, que j’ai proprement détesté. Était-ce un film français ? Je crois qu’on s’en fout, c’était surtout un film raté.

 

 

Monster, Patty Jenkins (2003)

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Monster raconte l’histoire de la serial killer Aileen Wuornos, née Susan Carol Pittman.

Le point de départ du film, puisqu’il en fallait un, c’est la rencontre entre Aileen (Charlize Theron, qui fut récompensée d’un oscar pour sa performance) et Selby (Christina Ricci, qui aurait aussi mérité l’oscar pour la justesse de son jeu). Les deux jeunes femmes tombent amoureuses. Aileen, prostituée, essaye de trouver un boulot régulier, mais échoue et, après un premier meurtre qui relève sans doute de la légitime défense, s’enfonce dans le crime pour entretenir son immature chérie.

Monster est un film dur. Charlize Theron est prodigieuse, d’autant plus prodigieuse quand on se souvient que l’actrice est sud-africaine. Vous n’oublierez jamais la scène où elle se lave après avoir tué un homme : elle est grasse, pleine de sang, son corps pourtant jeune est abimé, toute sa beauté passée est perdue et ne reviendra jamais. Monster est un film non pas à réhabiliter, il n’en a pas besoin, mais à remettre sur le devant de la scène, car a bien y réfléchir le calvaire d’Aileen Wuornos (calvaire : il n’y a pas d’autre mot) n’a rien à voir avec le parcours de prédateurs comme Jeffrey Dahmer, pour n’en citer qu’un. Aileen a dit avoir été violée dès l’âge de huit ans, puis elle a eu un enfant à quatorze ans, avant d’être chassée du domicile de ses grands-parents à quinze ans. Son père (qu’elle n’a jamais connu était un pédophile et violeur ; il a été assassiné par un co-détenu) Que se serait-il passé si cette gamine avait été aidée, aimée, protégée ?

A l’heure de mee too, de l’après-Wenstein, des records de féminicides, de l’après-Epstein, Monster rappelle une triste réalité et quelques vérités bien senties : oui une prostituée peut-être violée, oui certains clients de prostituées n’ont que cette vie sexuelle car ils sont handicapés (ou leur épouse est handicapée), ou ils sont dans l’incapacité réelle de nouer une relation sentimentale.

Patty Jenkins ne tire pas sur l’homme / les hommes à boulets rouges, ce qu’elle fait est nettement plus fort, plus fin, elle nous montre comment à force de heurter des murs, Aileen Wuornos s’est senti complètement prise au piège, mais aussi privée de son humanité. Comment de la légitime défense (sa première victime), elle a glissé peu à peu dans le meurtre prémédité. Elle nous montre qu’Aileen Wuornos n’était pas un monstre, ce serait trop facile, mais une enfant qui a beaucoup souffert, une femme à qui personne ou presque à tendu la main. Une enfant violée, une adolescente violée, une prostituée violée, agressée, frappée, harcelée par certains policiers.

Monster est un grand film, un film riche, un film éprouvant mais paradoxalement plein d’humanité.

 

Blade of the immortal, Takashi Miike (2017)

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Après avoir commis un massacre, au cours duquel il n’a pas pu s’empêcher de tuer le mari de sa sœur, corrompu, le samouraï déchu Manji est attaqué par une multitude d’adversaires qui veulent la prime mise sur sa tête. Pendant l’affrontement, il essaye de sauver sa sœur rendue folle par le deuil et échoue. Vainqueur, mais mortellement blessé, Manji attend la mort quand une vieille sorcière l’infecte avec des vers d’immortalité.

La jeune Rin a vu sa famille détruite : son père assassiné par Anotsu Kagehisha, sa mère enlevée par un des complices d’Anotsu. La gamine a juré de se venger. Afin d’y parvenir, elle engage Manji comme garde du corps.

Blade of the immortal est l’adaptation d’un manga à succès. Une des spécialités de Takashi Miike, le réalisateur japonais qui tourne plus vite que son ombre. Blade of the immortal est long, 2h20, et un brin épuisant. Il commence par une scène de bataille phénoménale et se clôt un peu de la même manière. Dans ce film de sabre totalement anachronique (armes, costumes, postures des personnages, coiffures mangas, dialogues et j’en passe), on retrouve l’humour noir de Miike, son sens de la provocation, et aussi foule d’hommages et clins d’œil plus ou moins fins à Kill Bill vol. 1, Zatoïchi, la trilogie Samurai avec Toshiro Mifune. Le diptyque Yoyimbo / Sanjuro. Sans oublier le cinéma de Hong Kong : The Blade de Tsui Hark et ses Chinois qui volent. Malheureusement le film est aussi d’une misogynie décomplexée qui ne fait pas honneur au réalisateur.

Pour tout arranger il ne « s’élève » jamais, se réduisant à une série d’affrontements : contre le violeur, le bandit coiffé en hérisson, l’immortel las de l’existence, la guerrière qui ne sait pas vraiment pourquoi elle se bat, le sabreur manchot, etc. Miike fait son Azumi, son chambara-pop ; ça va un moment, puis au trois cent cinquante quatrième mort (sur un millier environ) ça commence à devenir lassant, comme ces jeux vidéos où l’on ne fait que tuer des méchants, le plus vite possible. Dès que Miike laisse parler sa folie habituelle et/ou naturelle (hectolitres de sang, mutilations et perversions en tous genres), le spectacle remonte d’un cran, mais ces éclairs d’insanité sont trop rares pour faire de Blade of the immortal un grand film, comme l’était Izo, peut-être son chef d’œuvre.

Si Miike se permet quelques ellipses d’une rare audace, on regrettera des scènes bâclées, une mise en scène assez paresseuse, mécanique et répétitive, des armes en plastiques et des costumes qui semblent sortir d’un supermarché cosplay de Shinjuku.

Sôta Fukushi qui incarne Anotsu Kagehisha écrase tous les autres acteurs, notamment par sa présence androgyne.

A réserver aux complétistes de Miike.

Us, Jordan Peele (2019)

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Une famille américaine lambda – le papa, la maman, la fille aînée greffée à son smartphone, le fils cadet – partent en vacances à la plage. Ce sont des américains de la classe moyenne, assez aisés pour s’acheter un bateau, mais le petit modèle qui penche à gauche et dont le moteur fait preuve d’un certain caractère d’indépendance. Ils sont noirs, c’est un détail ou peut-être pas. Et la mère a un secret. Trente ans plus tôt dans le parc d’attraction en bord de mer, il lui est arrivé un truc. Elle a vu son double.

Attention critique avec spoilers.

L’idée sur laquelle repose le film : des millions de gens plus ou moins identiques à ceux d’au-dessus (les Américains) cachés dans les égouts, les métros désaffectés et autres tunnels de maintenance, qui se nourrissent de viande crue de lapin, et finissent un jour par tous sortir en même temps, cette idée est ridicule. Elle est même d’un ridicule hallucinant.

Fin de la critique ? Non… Parce que j’ai trouvé le film formidable.

Comme cette idée est ridicule et que l’acteur, scénariste et réalisateur Jordan Peele est loin d’être un imbécile, c’est qu’elle veut dire quelque chose, jusque dans son tissu surexplicatif. D’abord à qui s’adresse le film ? Je pense qu’il s’adresse avant tout aux Noirs américains (et le fait que la police n’arrive jamais après le premier appel au secours de la mère n’est pas juste une péripétie scénaristique). La bande-son et l’hommage au Thriller de Michael Jackson semblent confirmer cette hypothèse. Oubliez les sept couches d’explications du film (c’est un masque !) et attachez-vous plutôt à la place de l’afro-américain dans la société américaine post-Obama, disons, et l’art du metteur en scène : ce qu’il montre et ce qu’il cache. Alors, peu à peu tout fait sens (en fait, tout fait sens, le film est d’une richesse prodigieuse) : la chaîne humaine à travers les États-Unis pour la fin de la faim, le sens du mot US, « nous » en anglais, mais aussi United States, les États-Unis. Nous le peuple des États-Unis…

Jordan Peele s’attaque à sa manière, la farce horrifique, au prix que coûte la classe moyenne aisée. Pas les riches, c’est tellement convenu (et il y a tellement peu de riches de couleur). Au vu du fonctionnement de l’économie américaine, pour qu’il y ait une classe moyenne aisée, il faut qu’il y ait une classe pauvre, oubliée, enterrée, terrée, qu’on ne veut surtout pas voir. Jordan Peele fait sortir les squelettes du placard et choisit une cible étonnante pour sa démonstration, la classe moyenne, et pourquoi pas les Noirs pendant qu’il y est. Il se moque ouvertement des Noirs aisés qui se désintéressent du sort des Noirs ghettoïsés et fréquentent des Blancs plus riches. Us est une fable politique tranchante, assez brutale et déguisée en comédie horrifique qui ne tient pas la route. Le sujet du film c’est la solidarité, mais aussi le risque d’un embrasement racial. Le Helter Skelter qu’espérait Charles Manson.

Le message est très clair : attention la vie est précaire et peut-être un jour vous deviendrez, de façon brutale, une de ces personnes que vous ne voulez pas voir… d’une côte à l’autre des USA. Les différences physiques entre la famille d’en haut et la famille d’en bas évoquent évidemment un système de santé à deux vitesse. Etc.

Le film est très riche : politique, religion, lutte des classes, gentrification et paupérisation. Le verset de la bible auquel il est fait référence à trois reprises est : « C’est pourquoi ainsi parle l’Eternel: Voici, je vais faire venir sur eux des malheurs Dont ils ne pourront se délivrer. Ils crieront vers moi, Et je ne les écouterai pas. »

2000 ans après l’échec du coup de pub de Junior « aimez-vous les uns les autres », Dieu n’écoute plus. Or on sait les liens très forts que la communauté noire américaine entretient avec la religion. Le Gospel… n’est pas vraiment chanté par les Blancs.

Dans Millenium People, l’écrivain anglais J.G. Ballard nous montrait que d’une classe moyenne risquant le déclassement pouvait tout à fait émerger un mouvement terroriste. Jordan Peele nous rappelle que la clochardisation, l’exclusion, le déclassement peut toucher une grande partie de la population américaine. Que l’équilibre-même du pays est précaire, et que paradoxalement entretenir la haine Blancs/Noirs est un moyen concret de stabiliser les USA. Les Noirs représentent environ 13% de la population américaine et de 39 à 44% de la population carcérale, selon les sources / méthodes de calcul.

Us est aussi un bijou de mise en scène : la scène d’ouverture, l’arrivée sur la plage de la famille, les scènes de tension, la scène avec la voiture en flammes.

C’est un film politique très puissant, très provocateur, qui porte le masque d’une comédie horrifique ridicule. Ce qui dit aussi des choses très intéressantes sur l’état du cinéma américain actuel.

Je conseille.