Dust Devil, Richard Stanley (Limited collector’s edition)

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« Back in the first times, in the time of the red light; the desert wind – Soo-oop-wa – was a man like us. Until, by mischance, he grew wings and flew… like a bird. He became a hunter, and like a hawk, he flew to seek his prey; taking refuge in those far corners of the world where magic still lingers in the earth. But having once been a man, so does he still suffer the passions of a man. flying into rages sometimes, and throwing himself down like a child, to vent his wrath upon the earth. The people of the great Namib – me and my ancestors before me – we have another name for those violent winds that blow from nowhere. We call them, ‘Dust Devils’. »

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Il y a quelques jours c’était mon anniversaire et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, je me suis offert le coffret Dust Devil qui vient de sortir chez Koch films. Le prix pique un peu, mais bon on ne vit qu’une fois.

L’objet est (en allemand, mais) très chouette. Il contient le film évidemment (langue anglaise, sous-titres anglais sont présents et ça me va tout à fait), mais aussi trois documentaires, un cd, des tonnes de bonus. Je ne vais pas mentir : j’ai galéré dans les menus en allemand, mais j’ai quand même réussi à m’en sortir, donc 99,99% de la planète devrait aussi y parvenir.

Dust Devil est un de mes films préférés ever. On y voit un démon africain à l’œuvre, les scènes de crime qu’il transforme en œuvres d’art. On y suit une jeune sud-africaine déboussolée qui met le cap sur la mer à travers les paysages désertiques de la Namibie et on y suit un policier (le trop rare Zakes Mokae, malheureusement décédé en 2009) qui essaye d’élucider des meurtres rituels qui bouleversent sont cartésianisme.

Le film n’est pas exempt de défauts, il y a une ou deux scènes où les acteurs sont « à côté », une scène onirique un peu kitsch qui semble très Hammer, dans un film qui ne l’est pas du tout. Mais Richard Stanley est souvent éblouissant dans sa mise en scène. Il réussit à faire passer tout le côté métaphysique / ésotérique de son projet, notamment lors de la découverte de la première scéne de crime et pendant les scènes de fin. C’est un tour de force, tant les films sur la magie / l’occultisme sont souvent ridicules. On pense parfois aux meilleurs films de Nicolas Roeg, ce qui n’est pas le moindre des compliments.

Incontournable.

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The final girls, Todd Strauss-Schulson (2015)

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Amanda Cartwright (Malin Akerman, lumineuse) a toujours voulu être une star, mais son premier rôle dans le slasher Camp Bloodbath (que les Québécois traduiraient sans doute La colonie de vacances bain de sang) la poursuit. Elle y jouait une monitrice vierge bien décidée à perdre son pucelage avec le gros con du camp (Adam Devine, à la fois hilarant et repoussant).
Un jour où elles reviennent d’un casting encore foiré, Amanda et sa fille Max (Taissa Farmiga, formidable de bout en bout) ont un accident de voiture. Seule Max survit.
Quelques années plus tard, Max accepte d’assister à une projection commémorative et festive de Camp Bloodbath devenu un film-culte. Alors qu’un début d’incendie perturbe la séance, Max et ses amis se retrouvent prisonniers du film. Oui oui, vous avez bien lu : prisonniers du film. Max réussira-t-elle à sauver Amanda (donc le personnage qu’incarne sa mère) d’une mort certaine ? Elle et ses amis réussiront-ils à se débarrasser du terrifiant tueur à la machette : Billy Murphy ?

The Final Girls est un hommage sincère et joyeux à la saga Vendredi 13. Ça aurait pu être une machine à cash hollywoodienne bête et méchante, mais au final c’est tout le contraire : une lettre d’amour envoyée à un mauvais genre, une comédie horrifique pleine de tendresse et de trouvailles scénaristiques. Le début est certes un peu maladroit, ou j’menfoutiste, il est surtout « fonctionnel », il permet de projeter une bande de jeunes amis dans les entrailles nauséabondes d’un mauvais film d’horreur. Disons qu’on l’accepte sans mal, comme on accepte bien obligé les restrictions rédigées en corps 7 d’un contrat d’assurance.

The Final Girls est une jolie surprise. Une vraie bonne surprise, contrairement au pull à rayures que vous offre tante Agathe à chaque Noël. On est beaucoup plus près du registre de Pleasantville de Gary Ross que du pathétique Scary Movie de Keenen Ivory Wayans.

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(Film vu en blu-ray, l’édition toutes zones de Sony Pictures Home Entertainment, avec langue française et sous-titres français pour ceux que ça intéresse.)

 

L’ange de la vengeance, Abel Ferrara (1981)

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Thana, muette, travaille pour un créateur de mode. Un jour, alors qu’elle rentre du travail, elle est attirée dans une ruelle par un homme masqué qui la viole. Arrivée chez elle, elle surprend un voleur qui… bis repetita… la viole. Trop c’est trop : elle se défend, lui met un coup de fer à repasser sur le crâne et récupère son calibre .45. Bon, il ne lui reste qu’à se débarrasser du corps ; pas si facile, avec sa logeuse intrusive et son horrible petit clébard qui fourre sa truffe partout. Le chemin de Thana est désormais tout tracé : elle sera Miss .45 (L’Ange de la vengeance, en français) et va débarrasser la planète de sa pourriture masculine.

L’Ange de la vengeance est l’un des films les plus réussis d’Abel Ferrara. Sur le plan purement technique, quelques scènes sont à tomber par terre, notamment celle du nunchaku (je ne spoile pas davantage). Dans ce film, Ferrara montre deux viols très différents, l’un brutal et ramassé (la pauvre a à peine le temps de comprendre ce qui lui arrive et transpire de cette sidération maintes fois décrite par les victimes), l’autre plus étonnant, avec un violeur qui essaye de lui faire l’amour plus qu’autre chose. Ces deux scènes sont évidemment difficiles à regarder, mais pour construire la psyché de Thana le réalisateur ne s’en contente pas, il montre toutes ces choses du quotidien qui agressent les femmes : harcèlement de rue, drague lourde, implication dans la vie professionnelle, injures, harcèlement (plus subtil, mais réel) dans le cadre du travail. Etc. Ce qui rend le film d’une brûlante actualité (et ce qui lui vaut sans doute son statut mérité de film-culte). Un film qui par ailleurs ose des scènes de comédie très réussies.

Le film culmine dans une pénultième scène, célébrissime, qui rappelle le final de Carrie de Brian de Palma. Cette ultime incarnation de L’Ange de la vengeance, lourde de symboles, est devenue iconique et a longtemps servi de jaquette au long-métrage. A l’heure où les spectateurs aiment de moins en moins être spoiliés, on n’en dira pas plus.

Un dernier mot sur Zoe Tamerlis qui incarne Thana (née Tamerlis, elle utilisera le pseudonyme de Zoe Lund pour le reste de sa courte carrière). Elle est incroyable de bout en bout. Tout le film tient sur elle et elle tient presque tout le film (elle est absente de certaines scènes). Cette actrice, co-scénariste du Bad Lieutenant de Ferrara, a eu une carrière météoritique. Toxicomane de longue date, elle est morte à Paris d’un arrêt cardiaque dû à une overdose. Elle avait 37 ans.

Souvent considéré comme un film d’exploitation indéfendable, ou un vulgaire Rape & revenge façon I spit on your grave, L’Ange de la vengeance est un film important dans l’histoire du cinéma, une œuvre audacieuse qui crée non seulement sa propre mythologie urbaine et n’a rien perdu de sa pertinence et de sa capacité à nous mettre mal à l’aise.

Bien au contraire.

 

 

Blink, Michael Apted (1993)

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A la suite d’un drame familial particulièrement horrible, Emma Brody (Madeleine Stowe) a perdu la vue. Elle joue du violon dans un groupe de Folk-Rock The Drovers (les conducteurs de bétail) et vit comme elle peut avec son chien d’aveugle. Un jour on lui propose une greffe de cornée. Elle va pouvoir de nouveau voir. Mais le retour à la vision est un processus lent et pénible. Décourageant, pour tout dire. Qui réserve de nombreuses surprises, dont un effet retard particulièrement perturbant. Et quand la voisine du dessus est assassinée, Emma ne sait pas si elle a vu ou non cet assassin qui frappe dans différents états du pays et dont les crimes semblent posséder une connotation religieuse orthodoxe. Le fait que l’enquête soit confiée au détective Hallstrom (Aidan Quinn) n’aide en rien, car Hallstrom est amoureux d’Emma depuis longtemps.

Il est impossible d’oublier la première scène de ce film : Madeleine Stowe en robe de soirée – longiligne, sexy en diable – qui débute un concert pendant qu’un groupe de policier avinés (on peut dire enbièrés ?) bave sur les magnifiques seins qu’elle n’a guère, il faut bien le reconnaître. Une force de police aussi déficiente au niveau du don d’observation, ça fait peur.

 

En 1993, Madeleine Stowe était la plus belle actrice d’Hollywood (bon, c’est un peu péremptoire, mais l’important c’est d’être sincère dans ses commentaires). Blink n’est pas un grand film, ce n’est même pas le meilleur film du sous-estimé Michael Apted : Gorky Park, Gorille dans la brume, Incident à Oglala (documentaire inestimable), Coeur de Tonerre et Nell (bouleversant et terriblement sous-estimé, à mon sens), mais ça reste un bon film policier (un peu maladroit dans sa gestion des révélations finales). Un film qui vaut surtout pour le portrait très humain, très nuancé que Apted dresse d’Emma Brody. Emma peut être chiante, de mauvaise humeur, elle peut avoir envie de baiser, comme ne pas en avoir envie. Elle est très humaine, et son handicap l’agace évidemment, puisque ses proches veulent absolument la surprotéger tout le temps. Michael Apted, voilà un réalisateur qui arrive souvent à tirer le meilleur de ses actrices et acteurs : Sigourney Weaver dans Gorille dans la brume, Val Kilmer et Graham Greene dans Coeur de Tonnerre, Aidan Quinn dans Blink.

Je conseille. Vous devriez passer un bon moment en compagnie d’Emma Brody.

New York, 2 heures du matin (Fear City) Abel Ferrara (1984)

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Je me suis offert dès parution (je l’avais précommandé) le coffret Blu-Ray « Abel Ferrara – les années sauvages » qui contient New York 2h du matin, China girl et L’Ange de la vengeance.

J’ai commencé par New York 2 heures du matin que j’avais déjà vu à plusieurs reprises, car j’aime bien son ambiance poisseuse qui, dans ce registre, n’atteint toutefois pas les sommets du Cruising de William Friedkin.

A New York, un homme blanc adepte des arts martiaux, mutile puis tue des strip-teaseuses. Il tient un journal (comme le tueur de Seven) Fear City (le titre du film en VO, La Cité de la peur, quoi) où il explique sa quête de pureté. Plusieurs des filles blessées travaillent pour l’agence de Matt Rossi (Tom Berenger en mode taureau italien) et Nicky Parzeno (Jack Scalia, un peu éteint). Matt est fou amoureux de la danseuse Loretta (Melanie Griffith qui semble équilibrer une idiotie congénitale par une plastique parfaite – on espère un rôle de composition) et est prêt à la protéger coûte que coûte. Un flic opiniâtre (Billy Dee Williams, très convaincant en peau de vache), va tout faire pour empêcher Matt de se faire justice lui-même.

Même si on n’y voit aucun poil pubien, le film est un étalage quasi-permanent de culs (souvent parfaits), de seins (avant les ravages de la chirurgie esthétiques), de lingerie fine (dans tous les sens du terme) qui risque de venir à bout du public féminin le plus ouvert d’esprit. C’est sûr qu’à l’heure actuelle, ça fait désordre. Et en même temps, le film montre bien justement les mécanisme du désir masculin, la fixation érotique / mécanique sur le corps, etc. C’est un aspect repoussant du désir masculin, mais il me semble incontournable. Ferrara ne fait pas de chichis : il plonge les mains dans le cambouis, puis met l’avant-bras, le bras jusqu’à l’épaule, le cou et la tête ne tardent pas à suivre. Ce sera sans doute désagréable pour toute une frange du public, voire rédhibitoire, mais j’y vois une vraie démarche artistique, consciente.

Histoire d’hommes…

Fear City dresse avant tout le portrait de deux hommes : Matt, l’abruti fini, d’origine italienne au lourd passé (personnage médiocre pour lequel Abel Ferrara semble avoir beaucoup de compassion) et ce tueur sadique qui intellectualise sa quête sanglante (je ne spoile pas, son identité est connue dès le début du film). On a beaucoup écrit sur la dimension « ridicule » de ce personnage de méchant qui passe son temps à faire des katas. J’ai trouvé qu’au contraire c’était plutôt bien vu, ça m’a d’ailleurs rappelé quelques passages du Soleil et l’acier de Mishima (chez Folio, pas cher).

J’ai revu Fear City avec plaisir (une fois de plus). Les filles sont jolies à regarder. Ferrara film les fessiers avec inspiration. L’ambiance glauque est réussie. Il y a des pointes d’humour à la fois inattendue et en même temps qui font mouche. Les personnages sont réalistes dans leur idiotie indécente et leurs aspirations à ras de bitume.

Nettement moins ambitieux que Taxi Driver, Serpico ou Cruising, New-York 2 heures du matin propose un portrait saisissant de New York by night.

Parfois, c’est moche une ville la nuit.

Joker, Todd Phillips (2019)

 

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L’histoire ?

Tout le monde la connait, non ?

Arthur Fleck (Joaquin Phoenix) vit à Gotham City avec sa mère malade et rêve de devenir Gad Emaleh. En attendant, il gagne sa vie en faisant le clown devant les magasins en liquidation et les enfants malades du cancer. Une rixe dans la rue, d’abord, puis son licenciement vont marquer le début de sa descente aux enfers, à moins que le mouvement ait commencé bien longtemps avant.

En 1976 paraissait Taxi Driver de Martin Scorsese. Ce n’est pas peu dire que ce film a marqué une époque et plusieurs générations (en 1976 j’avais cinq ans ; par définition j’ai vu Taxi Driver pour la première fois beaucoup plus tard, sans doute vers l’âge de 25 ans). Taxi driver est entré en résonance avec la fin d’une époque, 1975, la fin de la guerre du Viêt-nam (1955-1975), la fin de certaines illusions. 1975 c’est exactement le mitan entre 1969, le meurtre de Sharon Tate et le concert d’Altamont qui marquent symboliquement la fin du mouvement hippie et le début des années 80 qui marque la victoire par KO de Wall Street sur le reste du monde (on patauge toujours dedans et l’eau sent de plus en plus mauvais).

Pourquoi parler ici de Taxi Driver ? Tout simplement parce que je n’ai pas pu, de la première à la dernière minute de Joker, m’empêcher de considérer le film comme un Taxi Driver de notre époque. La présence de Robert de Niro au casting n’aide pas, la façon dont Phillips filme New York / Gotham City n’aide pas non plus, même si parfois ça tend plutôt vers les années sauvages d’Abel Ferrara. Sans parler des plans sur les cinémas pornos (vers la fin), ces gens qui fument partout, y compris dans les hôpitaux.

Joker est assurément un bon film, en tout cas c’est un film puissant, mais c’est une œuvre très ambiguë, je dirais même plus : un film qui joue avec le feu de manière plus ou moins consciente. On retrouve dans Joker les Gilets Jaunes, le Chili d’aujourd’hui, la Bolivie d’aujourd’hui, l’Algérie d’aujourd’hui, le Hong Kong d’aujourd’hui, le Liban d’aujourd’hui, et pour le dire plus simplement le fossé qui se creuse entre les pauvres (les sous-hommes) et les riches (les sur-hommes). On y observe un jeune hétérosexuel de race blanche – Incel de surcroit – perdu dans un monde agressif, pour le moins. Menacé par des forces naturelles/économiques qui le dépassent, sur lesquelles il n’a (sans violence) aucune prise. On y voit des hommes politiques qui font ce qu’ils savent faire de mieux : promettre.

« L’infidélité est dans les promesses violées et non dans les sentiments éteints. » Axel Oxenstierna.

Le dégagisme est une forme d’infidélité désespérée et l’humour n’est pas toujours la politesse du désespoir. Joker a su indéniablement capter l’air du temps, au point qu’il m’a mis extrêmement mal à l’aise. Que ce soit derrière un masque de clown tueur ou un masque de Guy Fawkes ou sous un parapluie, une possible révolution semble à nos portes, ou du moins elle frappe à certaines portes. Une révolution que les puissances (occidentales ? chinoises ?) de l’argent ne pourront pas tolérer.  Espérons de toutes nos forces, que ce match n’aura pas lieu. Que la raison l’emportera avant.

Joker est terrifiant tant le chaos qu’il propose nous semble à la fois proche, inévitable, compréhensible, intolérable et indéfendable. Mais que peut-on faire quand la colère prend le pas sur tout le reste ? Joker est une œuvre ambiguë, ambivalente, perturbante, qui montre la douleur de ceux qui ne peuvent ni être heureux ni jouir dans une société, à la fois dans l’injonction permanente (au bonheur) et au bord de la rupture de classes. D’ailleurs, pour certains la rupture est d’ores et déjà « consommée ».

Maintenant il ne reste plus qu’à espérer que personne ne commettra de massacre déguisé en Joker… Ce serait vraiment de très mauvais goût.

Retour à Zombieland

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(Bon, il faut bien le reconnaître ce blog n’est plus trop vivant : il avance comme un escargot, il bave comme votre arrière-vieille tante dans son rocking chair texan et il sentirait presque la viande avariée. C’est un zombie-blog ! Le taulier mate la série Deadwood depuis quelques semaines (c’est très bien, je ne vous apprends rien), se couche avec les poules, se réveille avant la coq et bosse comme un taré sur des bouquins français qui font 500 pages et des traductions qui tangentent les mille feuillets. Le travail ne fait pas le bonheur, mais il y contribue. Donc ce blog est mort-vivant et il fallait bien un film azimuté, azimutant, pour le réveiller.)

Alors dix ans après Zombieland, on  prend les mêmes, on ajoute Zoey Deutsch (à pisser de rire) et Rosario « Very Hot » Dawson et on recommence. C’est débile, c’est jouissif, c’est sanglant, les acteurs sont au top et la bande-son est super-chouette. Ça fout plutôt la patate et on se délecte à chercher les clins d’œil : Zombie de Romero, Kill Bill de Quentin Tarantino, Terminator 2, etc. Un festival.

J’ai ri aux éclats, plusieurs fois, plutôt bon signe (surtout que ma dernière excursion au cinéma c’était pour un Terminator Dark Fates qui m’avait horripilé de bout en bout)…

Je signe tout de suite pour un Zombieland 3.

Allez un petit cadeau pour la route :