Rebecca, Alfred Hitchcock (1940)

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A Monte-Carlo, un jeune veuf, Maxim de Winter, propriétaire du magnifique domaine de Manderley, en Cornouailles, fait la connaissance d’une dame de compagnie (mignonne, mais un brin falote) qu’il finit par demander en mariage. Ils se marient en France, en comité très restreint, puis prennent la route pour rentrer à Manderley. Là, la seconde madame De Winter s’aperçoit vite que la présence de Rebecca, la première épouse, continue d’être écrasante, dans le domaine, et surtout dans l’esprit des domestiques, dont la terrifiante madame Danvers. Et si cette présence cachait un terrible secret ?

Cela faisait des années que je voulais voir ce film qui était purement introuvable en DVD et Blu-Ray (comme Le Limier de Mankiewicz, dont on ne trouve que le pale remake avec Jude Law). Heureusement Carlotta a réussi a sortir une très belle édition du film en 2018. Et donc nous voilà dans une histoire de fantôme sans fantôme qui rappelle un peu La Maison hantée de Shirley Jackson ou Le Tour d’écrou d’Henry James. C’est un film de 1940 qui dure plus de deux heures et pourtant, on ne voit pas le temps passer : on se demande ce qui a bien pu arriver à Rebecca et qui pouvait être cette femme, « la plus belle créature que j’ai jamais vue » dit un des employés de Maxim. Une très belle découverte, pleine de non-dit, pleine de finesse psychologique. Hitchock arrive à dresser le portrait de Rebecca, et quel portrait, sans jamais la montrer à l’écran.

Un tour de force.

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