Spinning man, Simon Kaijser (2018)

spinning-man

Evan Birch, un professeur de philosophie un peu trop populaire auprès de ses étudiants (Guy Pearce) est soupçonné d’être impliqué dans la disparition d’une jeune femme qu’il a peut-être connue, côtoyée. Il nie, il ne souvient pas vraiment de ce qu’il faisait ce jour-là, il devait aller chercher sa fille quelque part. Un policier (Pierce Brosnan) s’accroche à cette piste de façon qui peut sembler au départ exagérée. Et le professeur réagit mal : il refuse de laisser sa voiture être fouillé, il ne sait plus comment se comporter avec ses enfants, ses collègues, sa femme et une jeune étudiante (Alexandra Shipp, magnifique) avec qui, semble-t-il, il s’est passé quelque chose le semestre précédent. Quand le policier découvre des cheveux de la jeune disparue dans la voiture d’Evan (qu’il a faite saisir), puis que la famille Birch a déménagé cinq ans plus tôt à cause d’une liaison étudiante-professeur, combien de temps encore la vérité va-t-elle pouvoir rester cachée ?

Le film commence (assez) mal : Guy Pearce arrive au commissariat et demande au policier en charge de l’affaire de disparition s’il lui est déjà arrivé d’avoir des problèmes de mémoire. Cet easter egg qui renvoie au très bon film de Christopher Nolan Memento embarque sur une fausse piste en termes de tonalité générale, car au final Spinning man est un film priestien (de l’auteur anglais Christopher Priest) sur la mémoire, la validité des témoignages, etc. Le film s’appuie sur trois acteurs Guy Pearce (qu’on a connu meilleur, à mon sens), Pierce Brosnan (très bon) et Minnie Driver (extrêmement convaincante en femme trahie). C’est un film plutôt fin et subtil, rempli de philosophie, c’est assez rare pour être signalé. C’est aussi un film inconfortable ; ce qu’il dit sur le désir masculin, la tentation de la jeunesse, la monotonie du mariage, ces mariages qui ne tiennent que parce qu’il y a des enfants, est d’une terrible acuité.

La fin est particulièrement intéressante.

Le scénario est l’adaptation d’un roman de George Harrar, L’homme-toupie publié en 2006 à la Série Noire.

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