Comic Con Paris 2017

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Ici, un petit article où je vole la vedette à mon illustrateur Aurélien Police ; personnellement, je trouve ça un peu étrange, en tout cas injuste, quand on sait la différence d’engagement que représente l’écriture d’une scénario de cent planches et la réalisation (plus de deux ans ?) des cent planches en question. Surtout qu’Aurélien s’est chargé entièrement du découpage de l’album et que je ne suis que très peu intervenu à ce stade.

J’ai fini de relire les épreuves hier, le comic et ses bonus, et j’ai hâte d’avoir maintenant l’objet entre les mains.

Les enquêtes du département V

DépartementV

Les enquêtes du département V est une série de trois films danois (bientôt quatre) mettant en scène le duo de flics : Carl Mørck et Hassad, rejoints par la « secrétaire » Rose dès le second film. C’est visiblement adapté des romans de Jussi Adler-Olsen (disponibles chez Albin Michel/Le livre de poche).

Miséricorde (2013)

Profanation (2014)

Délivrance (2016)

Journal 64 (2018)

Pour simplifier c’est un Cold Cases danois où Carl, placardisé à la suite d’une erreur professionnelle, va à la fois montrer à quel point il est insupportable (arrogant, égocentrique, dépressif) mais aussi doué.

J’ai regardé les trois premiers films quasiment à la chaîne (un coffret DVD est disponible chez Wild Side). La première enquête s’intéresse à la disparition d’une femme sur un ferry. La seconde est une histoire de double-meurtre atroce, en périphérie d’un pensionnat huppé, la troisième nous présente une série de kidnapping d’enfants dans le milieu des sectes chrétiennes.

L’ensemble a des hauts et des bas. Les hauts c’est clairement le personnage d’Hassad (interprété par Fares Fares) flic musulman et croyant dans un pays européen ayant très peu d’immigration nord-africaine et moyen-orientale. Cette facette-là de la série est très réussie.

On peut aussi considérer comme une force le juqu’auboutisme de la série. Je ne vais pas spoilier, mais l’ensemble est über-glauque avec des viols, des meurtres, des mutilations, passages à tabac. De l’horreur psychologique. Des enfants victimes. Etc. Y’a aussi de la fesse, assez peu réjouissante ou récréative, pour être franc. Le deuxième film, très inspiré du premier Millénium, est d’une brutalité asphyxiante. A tel point qu’on se demande à un moment jusqu’où ils vont aller.

Quand aux défauts, ils sont malheureusement nombreux, mais certains sont inacceptables. Je pense notamment aux erreurs scénaristiques incroyables des deuxième et troisième films (une fois encore, je ne vais pas spoilier, mais bon, on a quand même l’impression que les scénaristes se foutent un peu du truc, touillent leur café tiède et se disent : « ouais, ça devrait passer »). Globalement la série repose sur le postulat que la police danoise est constituée d’une bande de brèles d’une incompétence crasse et que seuls Carl et Hassad, relégués en sous-sol, assurent. Puis Rose, évidemment, parce que la caution féministe, tout ça.

Dispensable, mais quand même on se dit qu’avec de meilleurs scénarios, ça aurait pu être formidable.

PS : Il n’y avait visiblement pas de conseiller « médical » sur les films, ou alors il a fait tout de suite copain-copain avec les scénaristes pour adopter leur way of life « je touille mon café tiède en me disant : ça devrait passer. »

 

The Infiltrator, Brad Furman (2016)

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Robert Mazur (Bryan Cranston) ancien comptable devenu policier, infiltre le cartel de Medellin sous couvert de blanchir leur argent, des millions des dollars. Alors que les sommes ne cessent d’augmenter et que l’enquête avance, Robert se trouve piégé dans sa couverture et doit s’inventer une fiancée. La police lui fournit alors une « pucelle », une flic qui n’a jamais travaillé sous couverture : Kathy Hertz (Diane Kruger).

The Infiltrator est un drôle de film. D’un côté, il joue le pari du réalisme, ici pas de fusillades improbables, pas de courses-poursuites mises en scène par un clone de William Friedkin et, d’un autre côté, il ne respecte pas la réalité historique. Je pense évidemment aux scènes avec Barry Seal (actuellement incarné au cinéma par Tom Cruise, dans un film éponyme qui semble être une comédie ; quand on connaît la vie de Barry Seal : chapeau !). Pour en revenir à The Infiltrator, ce choix scénaristique semble bien étrange étant donné le côté invraisemblable de cette histoire vraie. Pourquoi la réinventer alors qu’elle se suffisait à elle-même ?

John Leguizamo y livre une prestation inspirée dans le rôle d’un flic infiltré qui probablement ne sait plus où se situe la ligne blanche de la loi : « tu dois sniffer comme eux, baiser comme eux, car c’est ce qu’ils attendent de toi, c’est comme ça que ces mecs fonctionnent. Au moindre faux pas, t’es mort. »

En fait la grande force du film est de recycler ce que Michael Mann avait si bien décrit dans la série Miami vice : la griserie de brasser du fric, des grands restaurants, des jets privés et des yachts, l’amitié qui peut naître entre un flic infiltré et ceux qu’il doit faire tomber. Le sentiment de trahison, mais aussi de dégoût de soi, quand le couperet tombe. Ici l’amitié est incarnée par Benjamin Bratt, qui joue Roberto Alcaino. C’est sans doute lui qui produit le plus de jeu dans cette histoire, qui est le plus écartelé. Je l’ai trouvé excellent, aussi juste que Leguizamo, dans un registre quasiment opposé.

La mise en scène de Brad Furman est sans grand relief, il pouvait proposer quelque chose de nettement plus créatif. On aurait pu voir l’argent circuler, avec un montage vigoureux à la Oliver Stone. On aurait pu trouver la folie narrative du Loup de Wall Street de Martin Scorsese. Le sujet s’y prêtait parfaitement. L’implication de Noriega, Pablo Escobar offraient beaucoup de possibilités esthétiques, graphiques. Le réalisateur s’est laissé clairement guider par son scénario, s’est reposé sur lui, s’est concentré sur la tension, la paranoïa, le danger permanent. Ce n’est pas forcément raté, mais c’est clairement insuffisant pour faire de The Infiltrator un grand film.

 

The lost city of Z, James Gray

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The lost city of Z raconte l’histoire d’un officier anglais, par ailleurs père de famille, Percy Fawcett, qui au début du XXe siècle est envoyé cartographier un fleuve à la frontière entre la Bolivie et le Brésil. Là, aux sources du fleuve, dans la jungle, il découvre des poteries là où il pensait qu’aucun homme n’avait jamais vécu. Convaincu que son guide indien ne lui a pas menti, qu’il existe une cité très ancienne, quelque part en Amazonie, Percy décide de monter une seconde expédition, malgré le danger et tous les sacrifices que cela représente pour sa famille.

J’avais découvert James Gray en 1994 avec Little Odessa, l’excellent Little Odessa. Avaient suivi The yards en 2000 et La nuit nous appartient en 2007, qui ne m’avaient pas totalement convaincu, l’un comme l’autre (encore que je me souviens plutôt bien du second, mais je crois que la scène où Eva Mendes se masturbe y est pour beaucoup). Puis nos routes se sont quittées, pour se recroiser en Amazonie. Une invitation que je ne pouvais pas refuser, ne serait-ce que par curiosité.

Tout d’abord ce qui surprend dans The lost city of Z, c’est l’esthétique, la photo. Tout y est magnifique : les couleurs, les cadrages, la mise en scène de la dernière scène amazonienne et de la dernière scène avec Sienna Miller. J’ai senti un peu le même vertige esthétique que devant The Revenant. L’hommage assez marqué au cinéma de Werner Herzog (Fitzcarraldo, Aguirre la colère de Dieu et même Cobra verde) passe tout seul. Ça aurait pu être pesant, mais non.

The lost city of Z est un très beau film qui pâtit à mon sens de ne pas avoir été une mini-série HBO. C’est long pour un film (2h20), mais pas assez long pour toute la matière qu’avait le réalisateur à sa disposition. Résultat : le rythme m’a semblé quelque peu bancal. James Gray s’attarde sur certaines scènes « anglaises » et tourne au pas de course certaines scènes amazoniennes, pourtant cruciales.

Si Charlie Hunman est incandescent, Robert Pattinson est bluffant (moi qui pensais que ce charmant garçon n’était pas vraiment un acteur, me voilà obligé de me mordre la joue jusqu’au sang). Je suis plus réservé sur la prestation de Sienna Miller, l’épouse de Fawcett, qui subit des dialogues « féministes » que j’ai trouvés extrêmement didactiques et manquant profondément de naturel.

En 1994, dans Légendes d’automne d’Edward Zwick, Tristan Ludlow (Brad Pitt) ne pouvait pas lutter contre l’appel de la forêt, c’était sa malédiction. Percy Fawcett ne peut lutter contre l’appel de la jungle (étant moi-même fasciné par les jungles sud-asiatiques, je peux comprendre). C’est sa malédiction, mais aussi son élégie (et c’est là que le film qui s’attarde sur les contradictions du personnage, puis celles de son fils aîné, trouve une voie qui lui est propre, m’a-t-il semblé).

Comme l’a si bien écrit Nick Tosches : « Vous comprenez, il fallait vraiment que j’aille en enfer. J’avais, pour ainsi dire, le mal du pays. »

 

The last king – Nils Gaup (2016)

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Norvège 1206. Le roi de Norvège a un héritier secret. Empoisonné, juste avant de mourir, il demande à ses fidèles de protéger l’enfant. Deux hommes (à ski) vont se dresser contre les assassins.

The last king est un petit western médiéval, simple, voire simpliste, réduit la plupart du temps à ses scènes d’action : courses-poursuite dans la neige, batailles. Ici les forces en présence sont relativement humbles : une grosse dizaine de cavaliers d’un côté, deux guerriers et des paysans de l’autre.

C’est un film brutal, mais qui ne va pas au bout de sa brutalité et il est difficile de garder son sérieux quand les poursuites à ski commencent à ressembler à une scène de James Bond.

Encore plus difficile quand les personnages mangent des pommes de terre en 1206.

On peut toutefois se laisser tenter par cette série B anodine, pour l’interprétation assez inspirée de Kristofer Hivju vu dans Games of Throne.

Anthropoid, Sean Ellis (2016)

anthropoid

Prague 1942. Deux soldats tchèques, Jan Kubiš et Josef Gabcik, sont parachutés en Tchécoslovaquie pour assassiner Reynard Heydrich, numéro 3 de la hiérarchie nazie et père de la « solution finale ».

De l’opération Anthropoid, je ne connaissais que ce que j’en avais lu dans une bande-dessinée qui m’avait alors semblé très sérieuse sur le plan historique. Le film s’intéresse à l’assassinat d’Heydrich et à ses conséquences. Je ne vais pas spoilier, mais disons que c’est un long-métrage tranché en son mitan : avant / après.

Je ne suis pas un grand fan de films de guerre et je supporte de moins en moins les scènes de torture sur grand écran, donc je ne suis clairement pas bien « tombé » avec ce film… que je voulais voir principalement pour Cillian Murphy, un acteur que j’apprécie beaucoup, surtout quand il évite de travailler avec Christopher Nolan.

Le film a quelques qualités, il rend palpable l’horreur de l’occupation nazie, la peur, la paranoïa, l’humanité de ceux qui trahissent. Charlotte Le Bon y est magnifique ; elle illumine de sa présence chacune de ses scènes, même les plus anodines. Pour le reste, j’ai trouvé le montage anémique, la photo terne, la réalisation fadasse. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à la façon dont Jean-François Richet avait mis en scène la mort de Mesrine, et de comparer cette « mise à mort » avec l’attentat contre Heydrich tel qu’il nous est montré dans Anthropoid. La maestria de Roman Polanski dans Le Pianiste m’est souvent venu à l’esprit : un Polanski à la fois plus subtil et plus vigoureux dans sa cinématographie que Sean Ellis.

Quant à la fin du film, elle m’a rappelé John Wick 2, et ce moment passé de l’histoire du cinéma où celui-ci a commencé a flirter avec la grammaire visuelle des jeux vidéos de combat. Je ne connais rien aux First Personnal Shooter, mais John Wick 2 et dans une moindre mesure cet Anthropoid, ressemblent par moment à une partie de FPS ou du moins en reprennent certains codes de cadrage, mise en scène, position de caméra. Je n’arrive pas à croire que les soldats allemands qui ont affronté les soldats tchèques et les résistants impliqués dans l’opération Anthropoid pussent avoir été aussi bêtes, mal entraînés et maladroits que ceux qu’on nous montre à l’écran.

Les dernières scènes du film, tournées par un virtuose de l’action tel que Michael Mann ou Mel Gibson, auraient été probablement inoubliables.

Paradoxalement, Anthropoid m’a donné envie de voir HHhH de Cédric Jimenez, sur le même sujet, avec Jason Clarke dans le rôle d’Heydrich.

The Hollow point – Gonzalo López-Gallego (2016)

hollowpoint

A la frontière, le sheriff Leland (Ian McShane) abat un crétin qui trafiquait des munitions « copkiller » entre les USA et le Mexique. Ce n’était pas vraiment un cas de légitime défense et le shériff Wallace (Patrick Wilson) est envoyé sur place pour remplacer le vieil alcoolo. Mais 250 000 dollars ont disparu et le cartel n’a pas du tout l’intention de laisser passer ça. Par conséquent, ils envoient « le boucher » (John Leguizamo, moins survolté que d’habitude) régler son compte à quatre personnes dont les noms figurent sur une simple liste écrite à la main sur un minable bout de papier blanc.

De Gonzalo López-Gallego, j’avais été probablement la seule personne sur Terre à penser plutôt du bien de son Apollo 18 (sur la Lune, ils ont tous adoré). Et, avec ou sans surprise, comment dire ?, je pense encore plus de bien de son The hollow Point (à tel point que je me refuse à utiliser son minable titre « français » Desert Gun – et ta sœur, elle déserte Gump ?).

The Hollow Point est un petit noir, serré, plutôt une boisson d’homme ; a priori rien de nouveau sous le soleil du Nouveau-Mexique. Sauf que vers la quinzième minute, vous n’allez pas croire à ce qui arrive. Vous allez être bluffé (horrifié aussi) par une scène totalement inattendue et jamais vue, je pense, dans un film de ce genre (j’imagine la gueule des producteurs quand ils ont reçu le scénario de Nils Lyew : heu là, cette scène page 16, c’est du interdit au moins de 18 ans avec avertissement aux cardiaques et aux femmes enceintes ?). Bon, quand ce cher Gonzalo nous refait à peu près le même coup une demi-heure plus tard, ça marche certes moins bien, mais disons que la première action du Boucher est estomacante (adjectif colombien peu usité et à double sens ; une scène estomacante vous laisse sans voix et vous soulève le cœur jusqu’aux amygdales).

Le scénario est plein de petites trouvailles. La violence est aussi sèche que réaliste, et quand un personnage se prend une balle dans ce film, il ne court pas le marathon derrière pour poursuivre un voleur de bonbons.

Un polar atroce dans son exposition frontale de la violence des cartels, sans gras, sans grande ambition, aussi, mais plein de petites surprises, de trouvailles scénaristiques. Vous n’oublierez jamais la première confrontation du shériff Wallace avec le Boucher.

Après Bone Tomahawk, où il était excellent, je me dis que Patrick Wilson a l’art de choisir des « petits » films où son personnage en chie à mort. Ce garçon fort sympathique (et terriblement sexy, me souffle une voix féminine dans l’oreille gauche) doit être masochiste.

(Je suis partial, bien évidemment, en tant que grand fan de John Leguizamo. En tout cas, ça fait plaisir de le voir dans un autre rôle que celui du mexicain de service fast-talker déjanté, comme il l’a déjà fait 854 fois au cours de sa carrière, et notamment dans les deux John Wick).

 

Hitokiri – Le châtiment / Hideo Gosha (1969)

hitokiri

Izo (Shintaro Katsu) est un paysan devenu samouraï pour le clan Tosa, un clan loyaliste au cœur d’intrigues politiques particulièrement sanglantes. Izo est une bête assoiffée de sang, de sexe et de saké. Plus yakusa que samouraï. Après chaque meurtre, après chaque massacre pour son maître Hanpeta Takechi (Tatsuya Nakadai, l’autre acteur fétiche de Kurosawa après Toshiro Mifune) il passe son temps en débauche avec « la prostituée Onimo » endettée à mort. Izo est doué au sabre, peut-être même imbattable, mais il est idiot, au point que certaines affaires délicates ne puissent pas lui être confiées.

Un jour, dans sa grande sagesse, Takechi l’écarte du meurtre planifié de deux magistrats liés au shogun. Mais Izo décide quand même de participer et, aveuglé par son ego et sa soif de sang, il commet l’irréparable.

De Hideo Gosha, je ne connaissais que l’excellent Goyokin (1969). Après avoir vu cet hallucinant Hitokiri, je n’ai plus qu’une envie : découvrir le reste de sa filmographie.

Hitokiri, c’est d’abord une brochette d’acteurs incroyables, dont l’écrivain Yukio Mishima dans le rôle d’un tueur ambiguë. Shintaro Katsu, lui, est connu pour avoir été Zatoïchi et Hanzo the razor, personnages récurrents du cinéma japonais (il avait une stature « colossale » au Japon). Nakadai a joué dans un nombre incroyable de chefs d’oeuvre, dont Goyokin, Après la pluie et Ran, excusez du peu.

Au-delà du casting irréprochable, le film s’impose comme un mélange de scènes de comédie, de scènes poignantes, de scènes d’action, de scènes d’horreur pure (je ne vais pas spoilier, mais si vous n’aimez pas voir le sang gicler et les blessures d’armes blanches en gros plan, abstenez-vous). On trouve même quelques scènes érotiques assez « délicates » : sous prétexte qu’il l’a bien payée, Izo, insatiable, force Onomi même quand celle-ci l’implore de la laisser dormir, car elle est épuisée. On pourrait évidemment écrire que c’est un film misogyne, mais ça n’a pas vraiment de sens, vu le contexte historique. La triste vérité, c’est que le film est probablement juste « réaliste » et qu’Izo est incapable de comprendre la vraie nature de ses sentiments.

Jusqu’auboutiste (mon dieu, la dernière scène, on se croirait chez Mel Gibson réalisateur), rythmé, profond, plein d’amour (si si), d’amitié, de combats au sabre (le premier sous la pluie est hallucinant) et de basses-manœuvres politiques, Hitokiri vaut plus qu’un coup d’œil.