Annihilation

Annihilation-Review

[Entre deux mises en fabrication pour Albin Michel Imaginaire, j’ai enfin trouvé le temps de regarder un film.]

Cinq femmes, dont une biologiste (Natalie Portman, plutôt convaincante en ancienne femme soldat) et une psychologue (Jennifer Jason Leigh, qui a pris un sacré coup de vieux), partent explorer la zone X, quelque part au sud des USA. La zone X est dangereuse, personne n’en revient vivant, ou alors comme par magie et transformé. C’est précisément ce qui est arrivé au mari de la biologiste.

Au départ, Annihilation d’Alex Garland (dont j’avais beaucoup aimé le Ex Machina – un des rares exemples de bonne SF pour adulte de ces dernières années) est un roman de Jeff VanderMeer que j’avais critiqué ici. Premier volume de la trilogie du Rempart Sud (j’ai lu le deuxième, mais n’ai jamais eu envie de lire le troisième). Cette trilogie a été un véritable phénomène éditorial ; pour ma part, j’y ai vu une espèce de Stalker floridien peu convaincant. Mais bon, peu importe, les livres ont été traduits dans des dizaines de langue et sont devenus un film.

La première chose qui frappe c’est qu’Annihilation est très librement adapté de la trilogie de VanderMeer. Le principe de base du roman (chaque personnage était appelé par son rôle : la biologiste, la psychologue, etc), ce principe n’a pas été retenu. Si certaines explications sont données sur le roman entre ce qui se passe entre la biologiste et son mari revenu de la zone X, elles manquent dans le film. A contrario certaines explications sur ce qui s’est passée dans le phare et la cavité sous le phare ont été ajoutées dans le film. Pourquoi pas, mais ça donne un film qui semble toujours à côté de ce qu’il veut raconter, qui n’a pas su choisir et possède des aspects de survival et des aspects de SF intelligente. Par ailleurs, j’ai été très déçu par les effets spéciaux qui sont très bons pour les scènes d’horreur (viscères exposées, visage arraché) et plutôt mauvais et moches pour les décors et les ambiances.

Annihilation est lent et plutôt ennuyeux. Il aurait pu être fascinant, si Alex Garland avait fait le choix de l’abstraction plutôt que celui de la démonstration prismatique.

 

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