The Leftovers saison 2

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De Mapleton, état de New York, Kevin, sa fille, Nora et le bébé (de Wayne/Christine) se déplacent vers Jarden, Texas, où n’a eu lieu aucune disparition le fameux 14 octobre. Matt et Mary les ont déjà précédés.

Jarden est une ville close, assiégée par les curieux, protégée par le parc national de Miracle, c’est visiblement en endroit à part (magique ?). Un endroit sur lequel semble régner  John, un pompier, qui met le feu aux maisons des charlatans. De son côté, Laurie a quitté sa secte de « chain smokers » pour se retourner contre elle.

S’il y a bien un domaine dans lequel cette deuxième saison de Leftovers convainc, c’est la construction ; à ce niveau, c’est très fort, virtuose. Pour le reste, c’est à peu près aussi bidon que la dernière saison de Lost, ça patauge dans des circonvolutions scénaristiques parfois pathétiques ou misérables de manipulation. Les créateurs lancent des dizaines de pistes et on ne voit pas très bien (pire : on sait par avance) que tout ne sera pas ficelé, que la moitié de ces déviations/digressions sont des fausses pistes.

On n’y croit jamais : l’emprise de John sur Jarden, les scènes allégoriques dans l’hôtel ou dans les eaux sacrées, l’évolution psychologique de certains personnages, le concept même de Jarden (qui lorgne un peu trop sur le village du Prisonnier). Le sous-texte chrétien est lourdingue (je ne vais pas spoilier) ; les créateurs de la série jouent avec la Genèse, le Livre de Job, le Lévitique. Ok, super, mais globalement ils n’ont rien à en dire d’intéressant et donc on s’en fout. Avec la force d’un ouragan sur la Louisiane.

Cette saison 2 The Leftovers est moins profonde qu’elle n’est creuse. Je l’ai trouvée admirablement construite et paradoxalement fort mal écrite (j’ai eu la désagréable impression qu’à chaque fin d’épisode les scénaristes encaissaient leur chèque en gloussant). Certains épisodes sont pénibles à suivre parce qu’ils ne contiennent rien.

Je vais regarder la saison 3 pour de mauvaises raisons : je suis faible et j’espère vaguement qu’il y aura quelque chose d’intéressant dedans (car le pire n’est jamais certain ; quoiqu’avec Damon Lindelof aux manettes, il est permis d’en douter).

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