La Baleine blanche des mers mortes – Wellenstein | Boiscommun

Blanc sur blanc, il n’y a plus d’espoir.

Les mers sont mortes.

Requins, baleines, murènes, raies, méduses, toute la vie aquatique est devenue un océan de fantômes.

A marée haute, ces spectres déferlent sur les rares survivants, les tuent ou les transforment en zombie. Durant l’un de ces événements terrifiants, le voyageur Bengale rencontre Chrysaora, la femme aux méduses. Alors qu’ils se protègent des fantômes, chacun ayant sa méthode, ils sont sauvés par les exorcistes de l’opéra Garnier. Ils vont alors comprendre pourquoi à chaque marée haute un concert est donné pour la baleine blanche des mers mortes.

Aurélie « Meat is murder » Wellenstein est une des autrices les plus attachantes de l’imaginaire français. J’aime chez elle son approche frontale de l’imaginaire, son engagement ardent et son sens de l’humour un brin tordu. La Baleine blanche des mers mortes est son premier scénario de bande-dessinée et, ma foi, je l’ai trouvé plutôt convaincant. Elle y revient dans l’univers de son roman Mers mortes (Scrinéo 2019, Pocket 2021) que (honte à moi) je n’ai pas lu. Elle condense en 53 planches une histoire dense qui aurait sans doute mérité un tout petit peu plus d’espace (64 planches ?), mais on connaît l’économie de la BD et 53 planches c’est déjà beaucoup/confortable. Je suis moins convaincu par le dessin d’Olivier Boiscommun qui m’a rappelé l’Adamov des Eaux de Mortelune… avec un petit truc en moins (la perversion sexuelle, sans doute). Cela dit, le dessin en BD c’est très subjectif, on est dans souvent dans le bête j »aime/j’aime pas. L’ensemble est très correct et l’album se lit avec plaisir.

On espère vite revoir Aurélie Wellenstein revenir à ce média avec peut-être un illustrateur plus proche de son univers.