The Silent Sea – série de science-fiction coréenne


La Terre se meurt.

L’eau potable est devenue la plus précieuse des ressources.

Sur la Lune, dans une station abandonnée depuis six ans après un accident nucléaire qui a tué tout le monde, se trouve peut-être la solution au problème. Alors on envoie une mission à la recherche de mystérieux échantillons.

Bon alors là, je crois qu’on a un winner total. Seule mon immense perversité m’a permis d’aller au bout. Tout est ridicule : la préparation de la mission, le matériel utilisé, la nature du secret lunaire, les liens entre les personnages. Les flash-backs. L’hommage hyperlourdingue à Aliens (détecteur de mouvement, jeune survivante de sexe féminin). J’ai failli m’étouffer avec un bretzel (ce qui est très fort parce que je n’en mange jamais) à plusieurs reprises : la trachéotomie façon tuyau d’arrosage, la scène de l’ascenseur, la scène des plantes (une plante ça n’a pas besoin que d’eau, ça a aussi besoin de lumière et de nourriture), les emprunts aux films d’horreur japonais (la fille au longs cheveux noirs qui court au plafond, bon là elle circule plutôt sur les murs façon cafard cosmique). Je ne vous parle même pas de la gestion de la gravité lunaire et de l’eau qui prolifère (à friser ?). On a l’impression que c’est un enfant de huit ans qui a écrit le scénario après avoir mal digéré son kimchi.

Comment peut-on mettre des milliards de wons pour produire ça ?

C’est sans doute le plus grand mystère de The Silent Sea.

My Name – série policière coréenne

Ça c’est un couteau…

Alors qu’elle s’apprête à fêter son anniversaire toutes seule, Ji Woo reçoit la visite de son père qui appartient à une célèbre organisation criminelle coréenne. Il n’a pas le temps d’entrer dans l’appartement qu »il est abattu par un inconnu. Pour se venger du meurtrier, Ji Woo contacte Mu-Jin Choi, le charismatique chef de l’organisation dont son père était le bras droit et meilleur ami. Démarrant au plus bas de l’échelle criminelle, elle ne va pas tarder à monter les échelons, puis à intégrer la police.

Dans la série « si c’est coréen, c’est forcément bien », My Name rate une marche et se casse la gueule dans les escaliers non sans avoir mollement rebondi dans tous les sens le long de huit épisodes. Rien dans la série n’est original, tout est vu et revu. Pour l’intrigue générale, on pense aux Infiltrés de Scorsese, remake d’un film de Hong-Kong, Infernal affairs. On pense à l’immense New World, pour les combats à l’arme blanche ultraviolents et ses immenses flaques de sang. On pense à tout un tas de trucs qui fait de My Name une indigeste macédoine de polars asiatiques qui ne trouve jamais son ton ou son originalité. Huit épisodes pour raconter ce qui tenait très bien dans un film de deux heures, faut pas pousser. Sans parler de l’histoire d’amour ridicule qui finit par faire surface.

On peut s’en passer sans regret.