A girl walks home alone at night

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Le premier western iranien vampirique…

Étonnant film d’Ana Lily Amirpour tourné en Californie. On y suit un jeune homme, son père junkie, une prostituée, un dealer, un chat obèse, un enfant curieux et… cette fille (Sheila Vand) qui rentre chez elle, à Bad City, toute seule.

Le rythme est un peu lancinant, mais il participe à la réussite du projet. Amirpour a le sens du cadrage, de la mise en scène, mais son N&B atteint un peu ses limites dans certaines scènes nocturnes. Impossible de ne pas penser au Rumble fish de Coppola et aux romans (non vampiriques) de S.E. Hinton.

Epuré, porté par l’interprétation de Sheila Vand qui évoque Charlotte Gainsbourg jeune, A girl walks home alone at night est – dans le style bizarrerie vampirique – une chouette surprise, même s’il n’atteint pas la terrible efficacité du Morse de Tomas Alfredson.

Le chat joue très bien.

 

Blood father, Jean-François Richet (2016)

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Link (Mel Gibson, magistral) a fait de la prison, longtemps, s’en est sorti, s’est sorti de la bouteille aussi (deux ans qu’il n’a pas bu une goutte d’alcool). Dans sa caravane pourrie, il tatoue les inconscients qui sont prêts à lui confier leur peau. Et puis un jour tout bascule, la fille disparue de Link réapparaît, elle est dans la merde, elle a un tué accidentellement son « boyfriend », un petit caïd mexicain affilié au cartel de Juarez.

Blood Father surprend par son incroyable manque d’ambition. Richet qui avait signé les deux excellents Mesrine, ne rejoue pas dans la même catégorie, il n’essaye pas de reproduire son hallucinante scène d’ouverture du diptyque avec Vincent Cassel en Mesrine. Avec ce Blood father (adaptation du roman Père de sang, de Peter Craig, projet longtemps associé à Sylvester Stallone devant et derrière la caméra), il s’essaye à quelque chose de plus « miniature », sans doute plus dense en matière de psychologie et de rapports humains.

Le casting est très réussi : William H. Macy en sponsor A.A. de Link, Erin Moriarty dans le rôle de la fille qui s’est plongée dans la merde jusqu’aux narines, Diego Luna en mafieux mexicain trop gourmand et Miguel Sandoval en rôle de parrain mexicain totalement hallucinant (cet acteur, beaucoup vu à la télé, est sans doute passé à côté d’une grande carrière). Seul Michael Parks en patriarche magouilleur néonazi détonne, il se croyait sans doute sur le plateau de Tarantino ou de Robert Rodriguez, le décalage s’avère pénible.

Blood father est excellent là où on ne l’attend pas : Mel Gibson qui fouille dans le sac de sa fille, trouve des tampons et des préservatifs et se rend alors compte, pour la première fois, que sa petite fille disparue à quatorze ans est devenue une jeune fille de dix-sept ans qu’un petit truand mexicain a prise dans tous les sens pendant quelques mois. La scène où il lui explique qu’elle finira par faire le tapin au sud de la frontière si elle n’arrête pas ses conneries et toute aussi brutale que pleine d’amour paternel.

Sans surprise, sans grande ambition, sauf celle de livrer un chouette polar sans gras, réduit à l’essentiel, Blood Father finit tout à fait logiquement comme un film de Clint Eastwood : sur l’importance de la passation. Avant cela, Richet réalise quelques belles scènes américaines, de désert et de « trailer park ».

Mineur mais agréable.

Kamui, le ninja solitaire

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Kamui est un shinobi (ninja) en fuite. Il a beaucoup tué, même des femmes et des enfants. Mais il a changé ; désormais, il ne tue (beaucoup) que pour se défendre. Sa route le fait croiser celle d’un pêcheur qui vient de trancher (d’un coup de hachette) la jambe du cheval de chasse du seigneur local (oui, je sais, c’est improbable, mais il y a une raison, même si elle est pour le moins tirée par les sabots). Réfugié sur l’île du pêcheur, Kamui tombe amoureux de sa fille (celle du pêcheur) Sayaka (qui a 13 ans si mes comptes sont bons, ah les Japonais, fuyez le naturel… à moins que j’ai un problème avec l’arithmétique, c’est possible aussi). Evidemment rien ne dure, surtout pas le bonheur.

Kamui, le ninja solitaire m’a été conseillé par un dessinateur de BD connu, parce que les films de sabre, c’est mon truc, ou un argument irréfutable du même genre. Je tais l’identité du coupable par pure charité bouddhique (et il ne se reconnaîtra pas, puisqu’il n’a pas d’ordinateur – reste la possibilité peu probable, « étroite » comme on dit à Pattaya, que je sois dénoncé par une personne capable de surfer sur internet, d’identifier ensuite le dessinateur technophobe et de l’informer alors qu’il (le dessinateur technophobe) n’a pas d’ordinateur que je me paye un peu sa poire sur mon blog, mais en toute amitié respectueuse).

Donc un spécialiste des pinceaux me le conseille et je l’achète, en DVD, au prix exorbitant de 6,79 euros port compris. Et là, c’est le drame : parce que Kamui, le ninja solitaire est un navet, japonais certes mais navet avant tout. Je ne sais pas si on peut dire un wasabi. C’est trop tentant : Kamui est un wasabi. On s’en doute déjà avec les bande-annonces, impossibles à zapper, qui introduisent le film, sans vaseline. Des trucs (enfin des films à budgets aléatoires pour le marché parallèle des stations-service), je savais même pas que ça existait. A un moment, j’ai vu Tom Hardy jeune, et j’ignorais qu’il avait commencé à tourner avant d’avoir son permis de conduire.

On connaissait, depuis Tigre et dragon, et même avant (pour les plus chanceux d’entre nous), les Chinois qui volent. Dans Kamui il y a des Japonais qui volent, façon Emirates, sur longue distance, petit-déjeuner compris. Il y a aussi des animaux dans Kamui (le réalisateur a un truc « malsain » avec les animaux) : cerfs, sangliers, requins, oiseaux de mer. Tous générés par un ordinateur mongolien souffrant de la maladie de Parkinson.

Les acteurs jouent comme des fans de manga sous psilo invités à un cosplay financé par Justin Bieber. Tout en retenue, donc, comme vous l’avez parfaitement compris. Un peu comme Sean Penn en roue libre. Mais en pire (contre-attaque ?).  A un moment, on voit débarquer Eduardo Noriega, sauf que non c’est son clone japonais ! (à barbiche).

Cerise sur le gâteau, ça dure presque deux heures.

Le meilleur moment : le sashimi de requin à la Naginata (n’essayez pas chez vous, sauf si vous habitez le siège d’une agence de cotation en bourse).

(Ce chef d’oeuvre qui fait passer La porte du paradis de Michael Cimino pour une comédie avec des gendarmes et des naturistes de gauche, m’a permis de créer une nouvelle catégorie pour ce blog : navet).

Merci l’artiste !

 

The Big Short / ils cassent le siècle

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L’avantage d’aborder un film en ignorant ce dont il parle, c’est qu’on est forcément surpris. J’ai regardé The big short : le casse du siècle, en croyant à priori (ne me demandez pas pourquoi, mais c’est sans doute la faute au sous-titre français et au casting) que c’était un film de braquage (oui, je sais, c’est inavouable ; raison de plus pour l’avouer). Donc, dans mon idée, avant que le film commence, c’était l’histoire de Christian Bale, sorte de génie du crime autiste, qui avec la complicité de Ryan Gosling, un petit arnaqueur de Wall Street dénué de la moindre once d’âme humaine, et de Brad Pitt, un trader parano vegan rangé des voitures, montent le casse du siècle, The Wall Street Job. Nuitamment, ils entrent dans une banque (Lehman Brothers ?) et en sortent avant l’aube avec des valises de bons au porteur, sans avoir eu à tirer ne serait-ce qu’un coup de feu (de toute façon, on leur donnerait un Glock, aucun d’eux ne saurait pas quel bout le prendre, contrairement à une raquette de squatch).

Mais en fait The big Short c’est pas du tout ça (même s’il y a un peu de ça).

Le film raconte comment une poignée de traders, banquiers, petits malins hors système découvrent l’affaire des subprimes, parient contre l’immobilier américain (c’est ça un « short » ; « shorter » : parier contre un marché) et s’en mettent plein les poches quand la bulle immobilière s’effondre et provoque, entre autres désastres, la faillite de Lehman Brothers. Sauf que The Big Short ce n’est pas encore tout à fait ça, car on comprend assez vite que nos petits malins parient sur des mécanismes boursiers « sains », (en fait, ce sont tous, plus ou moins, des idéalistes, sauf Ryan Gosling, évidemment, mais c’était couru d’avance). Alors apparaît une problématique encore plus vertigineuse : si les mécanisme sont « virtuels » (ou pipés ou théoriques ou frauduleux), car il n’y a plus rien de « sain » dans cette industrie, quels seront les effets réels des positions prises contre la bulle immobilière ?

Il y a quelques mois, j’avais vu Margin Call de J.C. Chandor qui raconte peu ou prou la même chose, mais du point de vue des traders qui prennent la crise en pleine gueule et voient leur château de cartes s’effondrer en temps réel. C’était excellent. Vraiment excellent.

The Big Short est encore plus bluffant, car le film, est non seulement extrêmement entraînant (un peu comme Le Loup de Wall Steet, les putes et la coke en moins).  mais il est de surcroît pédagogique. On y apprend vraiment des trucs qui permettront de briller au Rotary Club de Cosne/Loire, avec des scènes d’explications à se tordre de rire (je spoile la première : Margot Robbie, à poil dans son bain, coupe de champagne à la main, nous explique à nous, pauvres débiles qui n’avons que 300 euros sur notre livret A, les subprimes).

Mais le meilleur dans tout ça, ce sont les acteurs : Christian Bale (peut être dans son meilleur rôle), Steve Carell (totalement méconnaissable et qui confirme à quel point, bien dirigé, il peut être génial), Gosling (qui fait du Gosling, mais bien, toujours à la limite du cabotinage : je vais me ramasser, vous croyez ?, vous le voulez ?, mais non bande de minables, hop! : d’un petit coup de rein facétieux j’évite de glisser sur la déjection canine à la dernière milliseconde), Brad Pitt (impérial, barbu et impérial, le Marc Aurèle de la fiance mondiale – j’ai vérifié sur une statue toulousaine, la ressemblance est frappante). Et tout le reste du casting est à l’avenant, avec des seconds rôles féminins assez jubilatoires.

Ne passez pas à côté : The big short est prodigieux (et c’est pas tous les jours qu’on peut dire ça d’un film américain).

Skull Island

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Pendant la Seconde guerre mondiale, un pilote américain et un pilote japonais s’écrasent sur une île du Pacifique protégée du monde extérieur par un « vortex cyclonique permanent ». Ils commencent à s’entretuer, quand un adversaire plutôt impressionnant les convie plutôt à allier leur forces.

En 1973, alors que la guerre du Viêt-Nam prend fin, un escadron d’hélicoptères est envoyé sur Skull Island pour cartographier l’île, mais Bill Randa (John Goodman), un civil qui s’est greffé à l’expédition, a d’autres plans. Il sait que les monstres existent. Et son bras droit, Houston Brooks, lui sait que la Terre est (partiellement) creuse.

Quand vous regardez un film avec un gorille de trente mètre de haut (ou vingt ou quarante, on ne sait pas trop selon les plans – en tout cas il est haut comme un immeuble, c’est juste la taille de l’immeuble qui varie), il faut évidemment suspendre son incrédulité dès le départ. Et ne pas trop s’étrangler en voyant un « cargo porte-hélicoptères » (!) s’élancer à l’aventure depuis le port de Bangkok (qui est un port fluvial, sur le Chao Praya), plutôt que de Subic Bay aux Philippines.

Une fois que vous avez compris que ce n’importe quoi va être un joyeux n’importe quoi bourré de morceaux de bravoure et de références jusqu’à la gueule… alors tout va bien.

Dans le désordre :

– un pilote japonais et un pilote américain sur la même île du Pacifique (Duel dans le Pacifique de John Boorman).

– Le personnage interprété par Tom Hiddleston s’appelle James Conrad

– A un moment, on remonte un fleuve en bateau.

(Cela dit, le Colonel américain au crâne rasé ne s’appelle pas Kurtz mais Packard.)

Le film réserve des moments graphiques magnifiques, toutes les scènes dans l’épave, et fonctionne comme une BD, un vieux Tintin relooké soft-gore façon Indiana Jones.

On retrouve presque le charme des vieux films d’aventures en noir et blanc des années 30 : King Kong (évidemment), Les Chasses du comte Zaroff ou, plus tardifs, Le monde perdu d’Irwin Allen (1960), la version de 1950 des Mines du roi Salomon avec l’excellent Stewart Granger.

Skull Island n’est pas un grand film, mais comme divertissement 100% « comics », c’est presque aussi bon que le premier Hellboy de Del Toro. Avec une mention spéciale à Shea Whigham, un acteur vu dans les séries Boardwalk Empire, Fargo (et dans le rôle de Philip K. Dick) qui n’a de cesse de monter en puissance.

Legend, Brian Helgeland

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Legend n’est pas un remake des Frères Kray de Peter Medak (1990), film fort recommandable dont je parlais ici il y a quelques années, mais une adaptation du livre de John Pearson The profession of violence, sur leur règne londonien.
La reconstitution historique du Londres de la fin des années soixante est bluffante, le cast est plutôt convaincant : Emily Browning (Frances, la femme de Reginald), Christopher Eccleston (le flic qui traque les Kray), David Thewlis (dans le rôle de leur comptable), etc…
Le modèle de narration choisi est clairement Les Affranchis de Scorsese, même procédé de voix off qui pose le cadre, même dosage dans la violence, les anecdotes improbables et l’humour gangster. Ce côté film de mafia est renforcé par la présence d’un Chazz Palminteri vieillissant, en homme de main de Meyer Lansky.
L’ensemble pourrait être génial, notamment dans son soucis de réalisme sec (aucune fusillade à la con, aucune poursuite en bagnole débile), mais le bât blesse via Tom Hardy : autant son incarnation de Reginald Kray est impeccable, saisissante, autant celle de Ronald (celui qui était schizophrène, homosexuel et sadique, entre autres choses) laisse à désirer. Ronald donne plus souvent l’impression d’être débile qu’effrayant, et il semblerait qu’en réalité il était plus effrayant que débile.  (Gary Kemp, chez Peter Medak, me semble plus convaincant dans le rôle).

On ne voit pas passer les deux heures dix du film, c’est déjà ça, mais le sentiment de déception est là, bien réel. Là où certains critiques ont vu une performance hallucinante de Tom Hardy, j’ai subi au contraire les limites d’un acteur qui en fait trop pour différencier les deux frères jumeaux qu’il incarne.

War on Everyone

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Deux flics pourris jusqu’à la moelle, Bob (Michael Peña) et Terry (Alexander Skarsgård) suivent deux rednecks dans un musée et flairent le « bon coup », c’est à dire un braquage qu’ils vont pouvoir ensuite braquer. Mais là où ils pensaient se frotter à deux ploucs, ils vont tomber sur un lord anglais particulièrement dangereux.

De John Michael McDonagh, j’avais particulièrement apprécié L’Irlandais, avec Brendan Gleeson. War on everyone est sans doute un cran en dessous, mais le duo d’acteurs qui nous rejoue Starky & Hutch en nettement plus Bad Lieutenant vaut le coup d’œil, et les dialogues sont particulièrement inspirés avec notamment du Simone de Beauvoir dedans (si si).

Le tout est évidemment d’un mauvais goût unanime (avec blagues racistes, homophobes, transphobes, lordophobes et j’en passe), non sans mentionner un joli échange sur les maladies de Vénus… à l’heure du petit déjeuner.

Je conseille.

 

L’autopsie de Jane Doe

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Dans une petite fille, dans une banale maison un véritable carnage a eu lieu. Les policiers ne comprennent pas trop ce qui s’est passé. D’autant plus, qu’ils ont trouvé au sous-sol le corps d’une morte à demi-enterré, un cadavre étrangement préservé alors que la mort semble dater de plusieurs jours. Cette Jane Doe (c’est comme ça qu’on désigne un corps non identifié dans les pays anglo-saxons) est amené à un vieux médecin légiste (Brian Cox) qui officie avec son jeune fils (Emile Hirsch).

Après le très chouette TrollhunterAndré Øvredal nous propose un petit film d’horreur extrêmement maîtrisé, tendu, tournant autour d’une idée unique (une autopsie un soir d’orage). S’il faut l’estomac bien accroché : incision en Y, pesage des organes, boîte crânienne découpée à la scie… le résultat final est franchement convaincant.

 J’y ai vu une volonté de retrouver la « pureté » des vieux films d’horreur de la fin des années 70, dont le Halloween de John Carpenter me semble être un des maîtres-étalon.

Pour les fans de films d’horreur qui ont tout vu : oui.

Pour les enfants, les âmes sensibles : non.

 

Wake in fright – Ted Kotcheff

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John Grant, l’instituteur de Tiboonda (un coin paumé de l’Outback australien) se rend à la fin de l’année scolaire à Bundanyabba pour prendre son avion pour Sydney où il espère rejoindre sa petite-amie adepte de surf. A Bundanyabba, au terme d’une soirée de folie, il perd tout son argent au jeu et s’acoquine avec un médecin alcoolique. La descente aux enfers ne fait que commencer.

Adaptation d’un roman de Kenneth Cook Cinq matins de trop, Wake in fright est un film éprouvant, on ne regarde plus sa bière de la même façon après (il est même sans doute difficile de boire une bière, juste après). Quand à la célèbre scène de chasse au kangourou, réalisée en grande partie sans aucun effet spécial, elle est à réserver à un public averti (elle est à peu près aussi insupportable/révoltante que la scène de la tortue dans Cannibal holocaust). Donald Pleasence qui joue le docteur est absolument magistral ; Gary Bond qui incarne John Grant est un mix assez improbable entre Ryan O’Neal et Richard Chamberlain jeune. Son jeu fait pale figure comparé à celui de Pleasence.

Wake in fright met mal à l’aise durablement ; il dit beaucoup de choses sur les hommes laissés entre eux, leur paresse, leur ennui, leur médiocrité intellectuelle, leur vulgarité.

Même si je ne peux que louer la radicalité de l’entreprise, personnellement j’ai trouvé le film un poil trop long et un poil complaisant dans ses scènes de violence envers les animaux. A la cinquième ou sixième scène de beuverie, parfum outback désœuvré, pris de nausée, j’avais fortement envie que le réalisateur passe à autre chose. Chouette ! un massacre de kangourous.

 

 

 

Les Bouchers verts – Anders Thomas Jensen

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Svend « la sueur » et Bjarne travaillent comme garçons bouchers pour le vétéran de la barbaque, Holger. Un jour, ils décident de se mettre à leur compte et s’endettent à mort (attention, jeu de mots !) pour acheter un magasin dans une petite ville. Les premiers jours, ils n’ont aucun succès, jusqu’à ce qu’un concours de circonstances les amène à changer la provenance de la viande de leur poulet mariné. Le succès est immédiat, mais l’approvisionnement s’annonce difficile.

Bon, c’est un peu Delicatessen version danoise. C’est complètement barré, totalement amoral, immoral, improbable. Mads Mikkelsen est excellent (ce qui ne surprendra personne) dans un registre qui ne lui est pas du tout familier. La mise en scène est top, avec des ellipses de folie, de chouettes idées de cadrages.

 » Arrête de me menacer avec ta girafe ou ça va mal finir !  »

Maintenant je veux voir tous les autres films de ce réalisateur.

 

PS : Il faut voir le film en VOSTFR, la VF est d’une platitude, c’est à pleurer…