Inherent Vice, Paul Thomas Anderson (2014)

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Larry « Doc » Sportello (Joaquin Phoenix) est détective privé. En Californie. A une époque qui suit de très près l’affaire Charles Manson. Doc semble carburer à un régime marijuana / bière en canette / gaz hilarant, quasi-exclusif. Un jour, sa petite amie d’avant, Shasta (Katherine Waterston, fille de Sam Waterston, en photo ci-dessus, ne me remerciez pas) vient lui rendre visite. Elle s’est liée intimement avec un homme marié qui n’est autre que Michael Z. Wolfmann (Eric Roberts), un magnat de l’immobilier acoquiné avec des bikers néo-nazis. Shasta pense que l’épouse de son amant (avec l’aide de son amant à elle, faut suivre) mijote un mauvais coup et que ce serait bien de prévenir le procureur, et ça tombe bien car Sportello couche avec une substitut du procureur : Penny, très stricte d’apparence, mais les apparences sont parfois trompeuses. Surtout à cette époque-là, troublée. Peu de temps après, Shasta et Wolfmann disparaissent. Ensemble ? Séparément ? C’est ce que Doc Sportello va essayer de déterminer.

Raconté par le personnage secondaire de Sortilège (c’est son nom, parfois raccourci en Lège), Inherent Vice réussit la gageure de faire vivre à l’écran la prose de Thomas Pynchon, via une voix off très maîtrisée. Néanmoins un film n’est pas un livre et malgré toutes ses scènes réussies (mais parfois un peu forcées, probablement pour prétendre au statut de scènes-culte) le film de Paul Thomas Anderson paraît un tantinet émoussé et, paradoxalement, un peu à l’étroit. Joaquin Phoenix est étonnant, la plupart du temps méconnaissable. Katherine Waterston est belle comme un rayon de soleil sur un plage de Californie déserte, avec quelques rouleaux sous l’horizon. Josh Brolin est plus vrai que nature en flic frustré. Le monde décrit est corrompu, mollement mité par un monde hippie à l’agonie, qui va vite se déliter en minuscules communautés vouées à l’oubli. Les pouvoirs de l’argent vont définitivement gagner sur ceux de l’esprit et recouvrir tout le paysage, jusque là unanimement désertique, ou presque. Charles Manson a définitivement enterré le flower power. Sa croix gammée tatouée sur le front n’y changera rien.

Agréable, longuet, mais agréable, Inherent Vice reste mineur. On a connu Paul Thomas Anderson plus inspiré. Jamais il ne retrouve dans ce film l’incandescence de There will be blood ou l’audace de Magnolia. Et au fil du film, on ne peut s’empêcher de penser à The Big Lebowski des frères Coen, à The Nice Guys de Shane Black pour de mauvaises raisons, les deux comédies sus-citées ayant davantage d’abattage.

La féline, Paul Shrader (1982)

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Quand on s’intéresse un tant soit peu au cinéma fantastique, La Féline de Jacques Tourneur (1942) apparaît comme un film incontournable. Dans ce classique, une immigrée serbe récemment arrivée à New York, Irina, interprétée par Simone Simone, craint de se transformer en panthère si elle a une relation charnelle avec un homme. Son mariage avec un ingénieur va immanquablement mener à une tragédie.

En 1982 sort La Féline de Paul Shrader, une sorte de remake très malin, où une ancienne enfant de la balle, Irina (Nastassja Kinski, fille de), arrive à La Nouvelle-Orléans pour retrouver son frère Paul Gallier (Malcom McDowell) qu’elle n’a pas vu depuis l’âge de quatre ans.

Tout dans la conception du film a été fait pour choquer le public de l’époque et l’auréoler d’un parfum de scandale avant même sa sortie, tout jusqu’au casting. Nastassja Kinski avait défrayé la chronique à cause de sa relation avec Roman Polanski entre 1976 et 1979, entamée alors qu’elle n’avait que quinze ans, et que Polanski restait accusé de viol sur une mineure de treize ans par la justice californienne. (Plus tard, la réalité rattrapa l’oeuvre de fiction, quand Pola Kinski accusa son père Klaus Kinski de viols répétés et Nastassja ajouta aux révélations de sa sœur qu’il avait aussi tenté de la violer.) En 1982, personne n’avait oublié que Malcom McDowell avait, trois ans plus tôt, interprété Caligula dans le scandaleux film éponyme. Côté scénario la barre aussi a été placée assez haute avec une longue scène de prostitution, plusieurs scènes de nu (Nastassja à plusieurs reprises en full frontal – difficilement imaginable de nos jours dans un film américain, Malcom McDowell nu lui aussi), une scène de mutilation particulièrement brutale.

Les dialogues ne sont pas en reste :

Paul Gallier: You want to fuck him, don’t you? You dream about fucking him! Your whole body burns, it burns all along your nerves, in your mouth, your breasts… you go wet between your legs.
Irena Gallier: Stop it!
Paul Gallier: Every time it happens… you tell yourself it’s love. But it isn’t. It’s blood. And death. You can’t escape your nightmare without me, and I can’t escape my nightmare without you. I’ve waited a long time for you.

Le cocktail ne serait pas complet si le sujet du film n’était pas l’inceste, un sujet qui intéressait déjà Paul Shrader en 1976, avec son scénario pour le classique de Brian de Palma Obsession. Car seul l’inceste pourrait permettre à Irina et Paul de faire l’amour sans se transformer. Intéressant renversement des valeurs où le péché mène à l’amour et à la « normalité ».

Trente six ans plus tard, le film a certes perdu un peu de sa superbe, les effets spéciaux des scènes de début, en Afrique, ont mal vieilli, mais les visions de Shrader restent marquantes. Pour tout dire, sacrilège ultime, je le préfère au classique de Jacques Tourneur. Il y a beaucoup plus d’humour noir dans l’écriture, la Nouvelle-Orléans cadre plus avec l’histoire que New York, et la fin me semble magnifique par sa symbolique et sa cruauté frontale.

 

Let us prey, Brian O’Malley (2014)

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Dans une petite ville d’Ecosse, une femme policier (Pollyanna McIntosh, vue dans The Woman) prend son service pour la première fois et assiste à un accident de la route. Un jeune con, auto-surnommé Caesar, a renversé avec sa voiture un homme d’âge mûr (Liam Cunningham, surtout connu pour son rôle dans la saga Game of thrones). La victime a disparu, comme par enchantement, mais il y a du sang sur le phare de la voiture. L’officier Rachel Heggie conduit donc le jeune Caesar au poste où elle fait la connaissance de ses collègues : l’inquiétant sergent MacReady et les officiers Mundie (Hanna Stanbridge, en roue libre dans un rôle d’über-pétasse filipino-écossaise) et Warnock (« putain, même avant d’avoir des enfants, [ma femme] Joan n’avait pas la chatte aussi serrée »). Ambiance. Surtout que la Rachel rookie est un tantinet psycho-rigide (faut dire qu’elle s’est faite séquestrée et largement violée durant son enfance, ça aide pas). Caesar est mis en cellule, en face d’un homme arrêté pour violences conjugales. Puis la victime (sans ses corbeaux, qui attendent non loin) se présente au poste de police et l’enfer peut maintenant se déchaîner sur cette petite ville écossaise isolée.

Les premières images où Liam Cunningham s’extrait d’une tempête sur les côtes écossaises, sortant de vagues démesurées, gravissant des falaises, le tout suivi par une horde de corbeaux, ces premières images laissent augurer du meilleur et rappellent une des plus belles scènes du Byzantium de Neal Jordan. C’est beau, c’est sombre, c’est inquiétant et ça laisse planer le doux parfum d’une réelle ambition. Une demi-heure plus tard, vous vous trouvez assis devant un navet grand-guignol et vous ne savez plus si vous devez rire ou pleurer face à tel gâchis. Tombant dans le piège de la surenchère (enfant au crâne découpé à la scie, personnage rehaussé de barbelés jouant au Texas Ranger psychochristique armé d’un très gros fusil à pompe) Let us prey sombre définitivement dans le grotesque. Alors qu’il aurait pu au contraire devenir un huis-clos polanskien tout à fait subtil et convaincant. Si, la langue déformant la joue plus souvent qu’à son tour, Hanna Stanbridge arrive sans trop se forcer à incarner une fliquette dépravée ultime rêve érotique de tout prisonnier masochiste, ambiance menottes et matraque, le reste du casting est plus à la peine, la palme revenant à Niall Creig Fulton qui incarne un médecin généraliste auquel on ne croit jamais. Douglass Russell, dans le rôle du sergent, est presque aussi mauvais.

Un film à voir entre amis, avec des pizzas brûlantes des bières glacées et beaucoup de temps à perdre.

 

PS : J’avais oublié le sous-titreur (oui oui, j’ai acheté ce truc en DVD, pas cher, c’est à dire trop cher en l’occurrence) qui n’a rien compris aux références bibliques du film et ne sait visiblement pas à quoi se réfère « a pale horse ».

 

Ginger Snaps, John Fawcett (2000)

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Dans une petite ville canadienne (anglophone), un loup-garou sévit en bouffant les chiens familiaux. Tout le monde vit sous le règne de la bête. Pendant ce temps-là, deux soeurs très unies, Brigitte (Emily Perkins) et Ginger (Katharine Isabelle, en photo) découvrent les joies du lycée, des menstruations et des garçons dont la seule expertise est le dépucelage de jeunes idiotes qui croient au grand amour. Une nuit, l’impensable arrive : Ginger est infectée par la bête… qui ne survit pas à leur « collision » frontale.

Dans la catégorie petite série B sans prétention, Ginger Snaps tient absolument toutes ses promesses en livrant dans le même temps un portrait touchant, bien vu, du spleen adolescent. Emily Perkins est formidable, Katharine Isabelle joue de ses charmes naturels non sans second degré. Et Mimi Rogers, en maman à bigoudis toujours prête à parler sexualité avec ses deux fifilles, livre une prestation hallucinante. Elle est à se tordre de rire.

Mineur, sans aucune doute, mais franchement sympathique, Ginger Snaps plaira à tous les fans de la série Supernatural.

Lake Bodom, Taneli Mustonen (2016)

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En 1960, quatre jeunes finlandais sont agressés alors qu’ils campent sur les berges du lac Bodom en Finlande. Un seul survivra. Cette affaire ne sera jamais élucidée. Voilà pour les faits réels.

De nos jours, quatre jeunes gens (deux garçons, deux filles) reviennent sur les lieux du meurtre. Les garçons ont menti pour attirer les filles : ils ont parlé d’une cabane, d’une fête. L’une des filles, Ida-Maria, sort d’une histoire pénible : des photos nues d’elle ont été diffusées au lycée par un garçon qu’elle n’a pas réussi à identifier.

Lake Bodom est un petit film d’horreur finlandais. A défaut d’être très réussi, il est plutôt malin. Le réalisateur nous épargne un enième found footage pour nous embarquer dans un jeu de faux-semblants un peu bancal mais pas totalement foiré. Les retournements de notions scénaristiques de plot et counter-plot sont assez malins (à analyser). Le film bascule dans son mitan et change alors totalement de barycentre. C’est limite, mais ça passe…

Soyons clair : l’ensemble est très finlandais (comme serait sans doute « très français » un film sur l’affaire Grégory). Et une partie de l’intérêt du film nous échappe fort probablement. Il y a beaucoup à redire sur l’interprétation des acteurs, mais bon, on peut toutefois se laisser tenter par ce petit film d’horreur prometteur.

 


La musique adoucit les mœurs ? Pas sûr…

Eye in the sky, Gavin Hood (2015)

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C’est l’histoire d’une opération conjointe des services secrets britanniques, de l’armée américaine et de la police kényane dans un quartier de Nairobi tenu par les islamistes shebabs. Un drone est posté dans le ciel et peut frapper à tout moment une maison dans laquelle des terroristes, dont une anglaise convertie à l’Islam, préparent un attentat à la veste piégée. Des hommes sont sur le terrain. Tout le monde est prêt. Mais un grain de sable grippe la machine : une petite fille vend ses pains à côté de la maison.

Eye in the sky est un drôle de film, avec un casting trois étoiles : Helen Mirren en colonel assoiffé de sang, Alan Rickman en officier militaire pragmatique (disons), Aaron Paul en pilote de drone basé au Nevada (ce qui semble idiot, les Américains ont des bases nettement plus près du Kenya). Ni totalement réussi ni totalement raté, Eye in the sky souffle le chaud et le froid. Le Kenya qui nous est montré est complètement à côté de la plaque, pour ne pas dire bidon, et ce n’est pas la présence d’un ou deux acteurs somaliens qui changent fondamentalement la donne. Nairobi (je connais bien) est une capitale d’altitude (1700 mètres en moyenne), très vallonnée, avec un downtown extrêmement moderne et des quartiers plus ou moins pauvres autour, qui vont de la banlieue résidentielle huppée au bidonville coupe-gorge. Passons. Eye in the sky est parfois trop théâtral, trop mécanique, trop fabriqué. Et enfin, ce film en rappelle deux autres de façon insistante, pour ne pas dire gênante : Point Limite de Sidney Lumet (1964) et Good Kill de Andrew Nicol (2014).

Tout n’est cependant pas à jeter, et le dilemme moral qu’implique la possible mort de cette petite fille qui vend du pain est plutôt bien vu. Qu’est-ce qui inacceptable et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Peut-on prendre le risque de tuer une enfant pour empêcher un attentat dont on ignore quel sera le nombre de victimes ?

Point de détail : si la technologie montrée dans ce film existe vraiment (il est heureusement permis d’en douter, pour encore quelques années), la sphère privée n’existe plus sur Terre, réduite à une illusion de plus.

Lenny, Bob Fosse (1974)

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Il s’appelait Leonard Alfred Schneider. On se souvient de lui sous le nom de Lenny Bruce. A l’écran, il est incarné par un Dustin Hoffman au sommet de son art : comique, tragique, touchant, pathétique, odieux, ordurier, infidèle. Lenny Bruce était un comique de one-man-show, un provocateur, un homme qui a osé tendre un miroir à une Amérique trop hypocrite. Avant de devenir célèbre, il a présenté des numéros de striptease, il a donné des représentations bouche-trou absolument minables, qui ne faisaient rire personne. D’une certaine façon, il est né avec dix ans d’avance. Il a devancé la révolution sexuelle. D’une façon certaine, il est mort au moins six ans trop tôt : il aurait blagué pendant des jours et des jours sur le scandale du Watergate. On l’a arrêté de nombreuses fois, jugé pour « obscénité » et il est mort encore jeune, se trompant de priorité, comme tant d’autres.

Lenny est un film de Bob Fosse (Cabaret, All that’s jazz) tourné en noir et blanc. Le montagne non linéaire, qui saute sans cesse d’une époque à une autre mais pour toujours se rapprocher davantage de la chute de Lenny Bruce, est un modèle du genre. L’interprétation est fabuleuse, on pense à Dustin Hoffman, mais on oublie la « déesse goy » Valerie Perrine, prix d’interprétation féminine à Cannes en 1975.

 Lenny est un grand film. Aussi touchant qu’intelligent. Il semble annoncer deux films de Milos Forman : Man on the moon (1999), Larry Flint (1996).

On peut l’acheter en coffret Blu-ray (chez Wild Side), l’objet contient un ouvrage fort instructif de Samuel Blumenfeld : Seul en scène.

Premier Contact, Denis Villeneuve (2016)

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Dans un futur proche, douze immenses vaisseaux aliens se matérialisent sur terre. Dont un au beau milieu du Montana. Le Colonel Weber (Forest Whitaker) engage la spécialiste du langage Louise Banks (Amy Adams) et le physicien Ian Donnelly (Jeremy Renner) pour dialoguer avec les extraterrestres et surtout savoir « pourquoi sont-ils venus ? ».

Voilà un Blu-Ray que j’ai pré-commandé et que je ne regarde qu’un an plus tard ou presque.  Sans doute parce que j’ai un rapport trop personnel non pas avec ce film mais avec le texte dont il est la libre adaptation. Je m’explique.

En avril 2006, alors que je dirigeais la collection Lunes d’encre aux éditions Denoël, j’ai publié le premier recueil (un second est à venir) d’un jeune prodige de la science-fiction américaine : Ted Chiang. L’homme qui écrit en moyenne moins d’une nouvelle par an (une quinzaine de nouvelles recensées depuis 1990). Ce recueil contient une des meilleures histoires de SF jamais écrites « L’Histoire de ta vie », où une linguiste raconte à sa fille unique son expérience de premier contact avec une race extraterrestre qui ne conçoit ni le langage ni le temps de la même façon que nous, Humains. Ce texte de Ted Chiang est un chef d’oeuvre d’intelligence, mais aussi de sensibilité, brillant et sur le fond et sur la forme.

Si on arrive à faire abstraction du texte qui en est à sa source, Premier contact est sans doute un bon film de SF, bien interprété, avec de bons effets spéciaux, atypique dans une production majoritairement boum-boum tac-attaque-attaque. Mais voilà, il m’a été impossible, de bout en bout, d’oublier la novella de Ted Chiang. J’ai détesté ce qu’ils ont enlevé (le personnage joué par Jeremy Renner est vidé de toute sa dimension spéculative ou presque), je n’ai pas aimé ce qu’ils ont rajouté (l’inévitable grammaire cinématographique du thriller – tous les films de science-fiction sont condamnés, par Hollywood, à devenir des thrillers).

Si vous n’avez pas lu le texte, lisez-le plutôt que de regarder le film.

Si vous avez vu le film et que vous l’avez aimé, surtout procurez-vous le texte, même si vous connaissez la fin. De toute façon, la fin est un concept trop humain.

 

Spartan, David Mamet (2004)

Spartan

Scott, appelons-le Scott (Val Kilmer au sommet de son art), est un (ancien?) Marine. Il entraîne des soldats et résout des problèmes épineux. Si on lui confie une mission, il ira jusqu’au bout, quelles que soient les méthodes nécessaires ou les pertes humaines potentielles.

Une jeune femme très surveillée (Kristen Bell) a disparu (on apprend assez tard dans le film qu’il s’agit de la fille du Président, mais bon comme les spectateurs sont des imbéciles et qu’il est très important de les traiter comme tels, c’est écrit sur la jaquette du DVD). La mission est évidemment confiée à Scott, qui découvre que la jeune femme fréquentait un bar où des sugar daddys se rendent à la pêche à la minette contre évidemment de belles liasses de dollars. Non seulement, la fille du président a disparu, mais un scandale international est sur les rails. Scott survivra-t-il à cette mission ? A-t-il conscience de la véritable nature de sa mission ?

Quand une cité voisine de Sparte demandait de l’aide à la cité guerrière, Léonidas avait l’habitude de n’envoyer q’un homme.

David Mamet (né en 1947) est surtout connu pour ses scénarios, comme celui des Incorruptibles de Brian de Palma. Mais Mamet est un réalisateur-manipulateur de génie, il aime les faux-semblants et les fausses pistes, les jeux de miroir et fumée. Il l’a prouvé avec trois films, tous recommandables : Homicide, La Prisonnière espagnole, Spartan.

Spartan appartient à cette catégorie de film (formidable) où moins on en sait avant de commencer à regarder, mieux c’est. Tout comme la jaquette du DVD, j’ai déjà été trop bavard. Fort logiquement, j’arrête donc cette recension ici.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire…