Grey Owl, Richard Attenborough (1999)

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AnnĂ©es 30. Grey Owl est un mĂ©tis qui vit dans les grandes forĂŞts du Canada, il Ă©crit des articles sur la nature, les bĂŞtes, la chasse. AdoptĂ© par la tribu ojibwĂ©, il vit comme un trappeur de l’ancien temps, jusqu’Ă  ce qu’il rencontre Pony (Gertrude Bernard, de son vrai nom), une jeune femme d’origine mohawk qui sauve deux bĂ©bĂ©s castors qui vont devenir comme leurs enfants. A partir de ce moment-lĂ , le trappeur Grey Owl va changer et devenir un farouche dĂ©fenseur de la nature et notamment des castors. Sauf qu’il porte en lui un secret, un secret qui pourrait tout remettre en question.

Grey Owl est l’avant-dernier film de l’acteur-rĂ©alisateur Richard Attenborough (grand acteur et grand rĂ©alisateur). C’est un film sincère, Ă©cologiste, naĂŻf (aussi), c’est un film plein de bons sentiments avec des castors qui font les clowns, et donc (en un sens) c’est un joli film « familial » qui pourra plaire aux enfants qui, certes, verront les fesses de Pierce Brosnan et la poitrine d’Annie Galipeau, ce qui ne devrait pas les traumatiser outre-mesure.

Face Ă  tant de sincĂ©ritĂ©, on n’a pas tellement envie d’en dire du mal… et pourtant Grey Owl est un film ratĂ©, qui ne trouve Ă  aucun moment le ton juste. On ne sait pas bien ce qu’on regarde. Pierce Brosnan n’a pas la prĂ©sence du Daniel Day-Lewis du Dernier des Mohicans, Annie Galipeau est rĂ©gulièrement Ă  cĂ´tĂ© de la plaque et Ă©voque, bien malgrĂ© elle, une Q’orianka Kilcher dĂ©nuĂ©e de talent. Richard Attenborough ne trouve jamais, dans son Ă©vocation de la nature, la force de Jeremiah Johnson ou la beautĂ© des plus belles scènes Ă©cologiques de Terrence Malick. Le film a parfois des allures de tĂ©lĂ©film fauchĂ©. Il n’est pas dĂ©sagrĂ©able. On ne s’ennuie pas. Mais avec un tel sujet, il y avait de quoi faire un très grand film.

Le film s’arrange un peu avec l’histoire en faisant l’impasse sur les deux premiers mariages de Grey Owl, juste Ă©voquĂ©s en des termes vagues, et oublie ses trois enfants, nĂ©s de trois unions diffĂ©rentes. Sans parler Ă©videmment de ses blessures pendant la Première guerre mondiale oĂą il fut gazĂ© et blessĂ© au pied (peut-ĂŞtre une auto-mutilation)…

Archibald Stansfeld Delaney, né à Hastings en 1888, mort en 1938 à Prince Albert (Saskatchewan, Canada).

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