Golem – Le tueur de Londres, Juan Carlos Medina (2016)

Golem

The Limehouse Golem (titre qu’on préférera au titre français) est une adaptation du roman de Peter Ackroyd Dan Leno and the Limehouse Golem. J’ai lu plusieurs livres de Ackroyd (Londres, la biographie, L’architecte assassin)… qui est un auteur absolument passionnant, mais pas celui-ci. Ackroyd est surtout connu pour ses biographies (Shakespeare, Dickens, etc).

Dans The Limehouse Golem on suit un inspecteur de Scotland Yard (Bill Nighy), quelques années avant les meurtres de Jack L’éventreur, à la poursuite d’un tueur insaisissable. L’enquête rebondit quand l’inspecteur s’intéresse à une actrice Lizzie Cree, accusée de l’empoisonnement de son mari, crime qu’elle nie pour tout arranger. Est-ce que John Cree était le Golem de Limehouse ? Est-ce que Lizzie l’a empoisonné, comme tout le monde le soupçonne. Et si elle a agi, pourquoi ? Pour mettre fin au parcours d’un meurtrier, pour se protéger, pour cacher un terrible secret ?

Le film est surprenant : quelque part il ne ménage pas vraiment de suspense, il explore le Londres des music-halls, celui de Dan Leno, celui qui enfantera quelques années plus tard la noire silhouette de Jack l’éventreur. C’est un portrait de femme, le portrait d’une actrice qui s’est extirpée des bas-fonds jusqu’à connaître l’aisance et la célébrité.

Les décors sont beaux, malgré quelques effets spéciaux digitaux un peu malheureux ; l’interprétation est de qualité. J’ai été littéralement emporté par l’intrigue (même si elle est partiellement frustrante, mais ce serait spoilier pour expliquer en quoi).

Un film passé inaperçu, mais très bon. Je conseille.