The Big Guy and Rusty the boy robot

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Au Japon, des scientifiques inconscients font joujou avec la soupe primordiale et crée involontairement un monstre gigantesque qui commence à ravager le pays. Rusty l’enfant robot est envoyé régler le problème, sans succès ; alors le Japon (mort de honte) demande l’aide des USA… C’est alors au tour de Big Guy d’intervenir.

Servie par le dessin génial de Geoff Darrow, Big Guy and Rusty the boy robot est une pochade, une histoire simple pleine d’ironie et d’anti-japanisme primaire (et/ou ironique). Le scénario de Frank Miller et Geoff Darow est d’une imbécillité assumée avec des textes complètement cons, des jeux sur AkiraGodzilla, Astroboy et j’en passe. Et même un gag à base d’Hiroshima/Nagasaki pas du meilleur goût, loin de là.

L’objet concocté par Glénat, bourré de bonus, est vraiment très chouette, mais il ne parvient pas à masquer le manque flagrant d’intérêt (scénaristique) de ce comics (qui toutefois m’a permis de découvrir l’art de Geoff Darrow – un autre psychopathe du détail).

L’autopsie de Jane Doe

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Dans une petite fille, dans une banale maison un véritable carnage a eu lieu. Les policiers ne comprennent pas trop ce qui s’est passé. D’autant plus, qu’ils ont trouvé au sous-sol le corps d’une morte à demi-enterré, un cadavre étrangement préservé alors que la mort semble dater de plusieurs jours. Cette Jane Doe (c’est comme ça qu’on désigne un corps non identifié dans les pays anglo-saxons) est amené à un vieux médecin légiste (Brian Cox) qui officie avec son jeune fils (Emile Hirsch).

Après le très chouette TrollhunterAndré Øvredal nous propose un petit film d’horreur extrêmement maîtrisé, tendu, tournant autour d’une idée unique (une autopsie un soir d’orage). S’il faut l’estomac bien accroché : incision en Y, pesage des organes, boîte crânienne découpée à la scie… le résultat final est franchement convaincant.

 J’y ai vu une volonté de retrouver la « pureté » des vieux films d’horreur de la fin des années 70, dont le Halloween de John Carpenter me semble être un des maîtres-étalon.

Pour les fans de films d’horreur qui ont tout vu : oui.

Pour les enfants, les âmes sensibles : non.

 

The leftovers – saison 1

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Un jour, un 14 octobre, 2% de la population mondiale disparaît. Des enfants, des hommes, des femmes et même des foetus dans le ventre de leur mère.

Trois ans plus tard, dans la petite ville de Mapleton, état de New York, le chef de la police Kevin Garvey (Justin Theroux) doit faire face aux tensions qui animent sa communauté, car une étrange secte de gens vêtus de blanc, qui fument cigarette sur cigarette, souffle sur les braises de la mémoire. La femme de Kevin a intégré cette secte ce qui ne fait que compliquer un peu plus la situation.

Ailleurs, le fils adoptif de Kevin, Tom, se voit confié la sûreté de Christine, une jeune asiatique, la protégée de Wayne – un leader de culte qui croit être d’essence divine et qui pense pouvoir soulager les gens de leur peine. L’état américain est en guerre ouverte contre ce genre de barjots (une idée intéressante, insuffisamment exploitée).

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La première saison de The Leftovers m’a laissé un sentiment mitigé (mais suffisamment positif pour que je commence bientôt la vision de la seconde saison) ; il y a des choses formidables dans la série ; notamment tout ce qui tourne autour du quotidien de la fille de Kevin, Jill, et de Nora Durst (Carrie Coon, impressionnante tant son interprétation est à « spectre large »), une jeune femme séduisante qui a perdu son mari, son fils et sa fille le 14 octobre.

Si ce qui se passe dans la petite ville de Mapleton est globalement mystérieux/intéressant, tout la partie « Wayne / Tom / Christine » de l’intrigue est beaucoup moins convaincante, avec toute une série de petites erreurs (ou manipulations) scénaristiques qui ont fini de m’achever dans le dernier épisode de la première saison.

A force de filer la métaphore chrétienne tout azimut, de multiplier les mystères secondaires, les fausses pistes (sans parler des cauchemars « gonflants »), Damon Lindelof et Tom Perrotta (l’auteur du roman) risquent de livrer une oeuvre globale où la part d’irrésolu sera plus énervante qu’électrisante. A suivre.