Shining Girls, série télé adaptée du roman de Lauren Beukes


Kirby Mazrachi (Elizabeth Moss) a été agressée pendant qu’elle promenait son chien sur une plage de Chicago. Son abdomen a été ouvert en croix et son agresseur a laissé un objet en elle. Elle a survécu.

Dix ans plus tard, une autre jeune femme est agressée de la même façon à Chicago, mais ne survit pas.

Kirby qui travaille comme archiviste dans un journal local, se penche sur l’enquête et demande l’aide de Dan Velasquez (Wagner Moura), un journaliste alcoolique au bout du rouleau.

Ce qu’ils vont découvrir ensemble dépasse l’entendement : un tueur en série opère dans la région de Chicago depuis des dizaines d’années et la police n’a jamais fait le lien entre ses différents crimes au modus operandi pourtant très particulier (une incision en croix, un objet laissé à chaque fois à l’intérieur de la blessure). Ceci étant, Kirby n’a pas dit toute la vérité à Dan Velasquez, car elle ne veut pas finir dans un hôpital psychiatrique. Chaque fois qu’un meurtre a lieu, la vie de Kirby est mise sans dessus dessous : son chat est remplacée par un chien, elle a changé d’appartement ou vit de nouveau avec sa mère, qui elle a changé de métier ou de petit-ami, etc.

Shining Girls est une série qui m’a laissé un sentiment mitigé. C’est un colosse au pieds d’argile – globalement, quand on réfléchit à la seule intrigue policière, elle ne fonctionne pas. J’ai beaucoup aimé Wagner Moura à contre-emploi, fragile, sur lequel on ne peut pas compter, pas même son fils de 13 ans. Les distorsions temporelles sont très bien rendues. Mais voilà, il n’y a globalement aucun suspens, on sait que Jamie Bell est le tueur dès le prologue du premier épisode et toutes les explications sur ce que sont les shining girls ont été zappées. Tout ceci précisé, le pire est ailleurs, c’est Elizabeth Moss qui fait du Elizabeth Moss à 150% et qui est globalement insupportable. A sa dixième grimace de crapaud, j’ai commencé à avoir envie de tirer au .38 sur mon écran plat. Kirby n’est pas attachante du tout et sa quête personnelle y perd beaucoup. Presque sans surprise, le meilleur épisode de la série est celui où elle n’apparaît pas.

Le casting international est résolument étrange : Wagner Moura est brésilien, Jamie Bell est anglais. Tout ce petit monde se concentrant pour essayer de sonner américain avec un succès relatif. A réserver aux fans d’Elizabeth Moss dont malheureusement je ne fais pas partie.

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