The leftovers – saison 1

the-leftovers

Un jour, un 14 octobre, 2% de la population mondiale disparaît. Des enfants, des hommes, des femmes et même des foetus dans le ventre de leur mère.

Trois ans plus tard, dans la petite ville de Mapleton, état de New York, le chef de la police Kevin Garvey (Justin Theroux) doit faire face aux tensions qui animent sa communauté, car une étrange secte de gens vêtus de blanc, qui fument cigarette sur cigarette, souffle sur les braises de la mémoire. La femme de Kevin a intégré cette secte ce qui ne fait que compliquer un peu plus la situation.

Ailleurs, le fils adoptif de Kevin, Tom, se voit confié la sûreté de Christine, une jeune asiatique, la protégée de Wayne – un leader de culte qui croit être d’essence divine et qui pense pouvoir soulager les gens de leur peine. L’état américain est en guerre ouverte contre ce genre de barjots (une idée intéressante, insuffisamment exploitée).

//

La première saison de The Leftovers m’a laissé un sentiment mitigé (mais suffisamment positif pour que je commence bientôt la vision de la seconde saison) ; il y a des choses formidables dans la série ; notamment tout ce qui tourne autour du quotidien de la fille de Kevin, Jill, et de Nora Durst (Carrie Coon, impressionnante tant son interprétation est à « spectre large »), une jeune femme séduisante qui a perdu son mari, son fils et sa fille le 14 octobre.

Si ce qui se passe dans la petite ville de Mapleton est globalement mystérieux/intéressant, tout la partie « Wayne / Tom / Christine » de l’intrigue est beaucoup moins convaincante, avec toute une série de petites erreurs (ou manipulations) scénaristiques qui ont fini de m’achever dans le dernier épisode de la première saison.

A force de filer la métaphore chrétienne tout azimut, de multiplier les mystères secondaires, les fausses pistes (sans parler des cauchemars « gonflants »), Damon Lindelof et Tom Perrotta (l’auteur du roman) risquent de livrer une oeuvre globale où la part d’irrésolu sera plus énervante qu’électrisante. A suivre.

 

Being human (UK)

beinghuman

Un vampire (Aidan Turner), un loup-garou (Russell Tovey) et une fantôme (Lenora Crichlow) vivent dans la même maison à Bristol. Ambiance Friends avec des crocs…

Après une première saison plutôt sympathique, même si le jeu des acteurs masculins fait pale figure face à la prestation de Lenora Crichlow, plutôt mimi dans son genre (osez le commentaire sexiste !), j’ai laissé tombé la série à la fin de la seconde saison, lassé par la nullité des scénarios, les trous dans l’emmental, les personnages qui disparaissent (Daisy) et j’en passe (Mitchell qui ignore le nom de famille de la collègue de travail avec qui il couche, putain ! la grosse manipulation scénaristique toute moisie !) J’ai surtout eu l’impression que les créateurs ne savaient plus quoi raconter d’intéressant au sujet de leurs créatures.

Par contre, j’ai été saisi par les nombreuses similitudes avec la trilogie de Glen Duncan du Dernier loup-garou (écrite après). Mais Jake Marlowe a infiniment plus de classe que Mitchell (Aidan Turner).