Dragon dans la Bibliothèque de Philémont

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« On notera aussi le choix de l’auteur de déconstruire son récit, les chapitres s’enchaînant de façon non chronologique. A titre personnel je n’ai pas vu l’intérêt d’un tel choix ; il me semble même qu’une lecture bêtement chronologique ne changerait rien au fond du récit et à son caractère percutant. » 

(Mon commentaire :
Si une lecture chronologique ne change évidemment pas le « fond du récit », il me semble que certains « effets » ne peuvent se produire sur le lecteur que parce qu’il connait la finalité de telle ou telle scène, mais pas la façon dont les choses se sont réellement passées. Contrairement à ce qu’on pourrait penser cette déconstruction est aussi naturelle qu’artificielle, j’ai certes monté le texte final comme on monte un film, mais l’histoire m’est venue au départ dans le « désordre le plus total », par bribes, flashs, bouts de dialogue, images.)

 

Daemone, dans les lectures de Xapur

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 » Le roman est la version revue, corrigée et approfondie d’une ancienne nouvelle de l’auteur, on notera quelques descriptions plus élaborées, qui tranchent un peu avec le fond « pulp » de l’histoire (parties rajoutées qui témoignent de l’évolution de l’écrivain ?).  Issu d’un corpus en gestation de 26 (!) textes, à venir (ou pas ?), j’en reprendrai bien quelques histoires. « 

L’Amérique est un cauchemar

7secondes

Cette critique de mon recueil m’a, par un étrange cheminement mental, ramené à cette interview de Don DeLillo datant de novembre 2010 (oui, oui…).

A mes yeux, écrire « Iphone », « Exxon » ou « McDo » dans un texte qui parle d’environnement a un sens, surtout dans un monde où on ne peut quasiment plus voyager sans tomber sur un Starbucks coffee…

Ce qui n’est pas ravagé est assimilé. Ou, effet de miroir, ce qui ne peut être assimilé est fracturé.

L’Amérique est sans doute un beau cauchemar, mais c’est aussi un méchant virus qui grignote toute la planète…