Trick’r Treat, Michael Dougherty (2007)

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Halloween.

Dans une petite ville américaine, la fête va battre son plein. Des enfants cherchent des bonbons. Un homme veut montrer à son fils comment on sculpte un sale visage (sur une citrouille ? pas sûr). Des filles ont débarqué en ville, elles cherchent des hommes, des vrais ; pour l’une d’entre elles, un peu nerveuse, ce sera la première fois. Des enfants ont décidé de se rendre sur le lieu d’une terrible tragédie. Un vieil homme (Brian Cox), lié à la sus-dite tragédie, ignore que son heure est venue. Toutes ces histoires se mêlent, se superposent, divergent, racontent une soirée d’Halloween que vous n’oublierez jamais.

Dans une ambiance qui rappelle le Creepshow de George A. Romero (indisponble en blu-ray et franchement ça frise le scandale !), Trick’r treat de Michael Dougherty est un petit film d’horreur plein de vrais morceaux de comédie et plein de vrais grumeaux de sale esprit (qu’on croyait presque mort, Eli Roth mis à part). Sans parler des clins d’œil – très réussis – à certains classiques, comme le Halloween de John Carpenter.

Le film est un modèle de construction scénaristique, une diabolique mécanisme d’horlogerie qui vous incitera à le revoir pour identifier les « aiguillages » où se croisent puis divergent les différentes petites histoires qui le composent.

J’ai été agréablement surpris ; pour peu qu’on aime les films d’horreur on passe un super moment.

 

Leatherface, A. Bustillo & J. Maury (2017)

leatherface

 

Plusieurs fous s’évadent d’un hôpital psychiatrique, non sans avoir pris en otage une infirmière humaniste. Ils sont bientôt traqués par un policier que la douleur et le besoin pathologique de vengeance ont rendu absolument incontrôlable. Parmi l’un des évadés se trouve celui qui sera appelé à devenir Leatherface.

Rarement dans l’histoire du cinéma une figure aura été aussi traumatisante que celle de Leatherface, le tueur cannibale armé d’une tronçonneuse qui apparut pour la première fois en 1974 dans le classique de Tobe Hooper Massacre à la tronçonneuse. Dans un de ces moments d’irrespect total qui n’a de cesse de me fasciner, Hollywood a décidé d’en faire une préquelle, sobrement intitulé Leatherface… et le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas fameux. Bien au contraire, c’est absolument calamiteux. Un carnage.

On pourra toujours arguer que le titre est bien, ça c’est sûr, que l’infirmière joue plutôt bien, oui pourquoi pas (en tout cas, elle est plutôt jolie à regarder au début du film)… mais alors le scénario (quel scénario ?) qui mise tout sur une sorte de cluedo idiot  » Mais qui va devenir Leatherface ? » Serait-ce le doux Sam Strike ? L’enrobé Sam Coleman ? L’enragé Stephen Dorff ? Sans doute un peu hors d’âge, comme certains calvas… Qui ? MAIS ON S’EN FOUT, en fait !!! C’est chiant, c’est gore pour rien, c’est nul et irrespectueux. Ça met en rogne pour pas cher. En fait c’est aussi nul que les scènes du remake d’Halloween où Rob Zombie essaye de filmer l’adolescence de Michael Myers.

Affligeant.

Mais comme « à quelque chose malheur est bon », Leartherface m’a fait penser à un film aussi étrange que marquant : The Butcher Boy de Neil Jordan. On fuira le premier pour essayer de voir le second dans de bonnes conditions.