The Bad Batch, Ana Lily Amirpour (2016)

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Kidnappée par des cannibales dans le désert, Arlen y laisse la jambe et le bras droits. Elle réussit toutefois à s’échapper et s’installe non loin à Comfort, une ville sur laquelle règne Dream (Keanu Reeves), le roi de la teuf – un sorte de mix entre Pablo Escobar (pour la moustache), David Guetta pour la musique et le colonel Khadafi pour le harem à Uzis.

Il y a des films, arrivés à la fin, vous ne savez pas trop ce que vous avez vu. The Bad Batch fait clairement partie du lot. C’est du post-apo, enfin ça y ressemble, mais en version arty et décalé. Ça ne raconte rien, ou du moins pas grand chose. Malgré les scènes d’horreur, les pique-niques cannibales et la profusion d’armes à feu, le film est longuet, tout en faux-rythme, plein de trouvailles visuelles géniales, mais qui ne suffisent pas à maintenir l’intérêt. Les acteurs jouent « à côté », mais ça semble volontaire.

Tout est bizarre, étrange et oscille entre le raté, le foireux, le décalé fulgurant et le « ah ouais, quand même ».

Bizarrement, je suis assez admiratif de l’ambition qui se cache derrière tout ça, mais je me suis vraiment ennuyé.

Ana Lily Armirpour a un sens de l’humour très étrange. Elle a un sens esthétique absolument renversant, mais sa narration est à la ramasse, lancinante au point de devenir douloureuse. Va falloir qu’elle pense sérieusement à changer de drogue. Un shot d’adrénaline en intracardiaque ?

 

The dead lands – La terre des guerriers

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Un conflit entre deux tribus maoris conduit au massacre d’un village. Le fils du chef, qui a survécu, fait alors tout pour se venger, Pour rattraper et éliminer ceux qui ont anéanti son peuple, il devra traverser la terre des morts sur laquelle vit un monstre. Et si ce monstre pouvait devenir son allié.

Sur un scénario linéaire et très simple de Glenn Standring, Toa Fraser propose une série B sanglante d’une extrême efficacité, où il exploite avec talent les paysages à couper le souffle de la Nouvelle-Zélande. Malgré quelques défauts (dus à un budget qu’on imagine serré) on est plongé dans ce passé guerrier où tout le monde est cannibale (yeah ! c’était le bon temps, ma petite dame).

Parmi les défauts, on citera l’absence d’enfants et de bébés dans le village massacré au début (dommage, j’aime bien quand on massacre des enfants au cinéma), des acteurs blancs qui incarnent des Maoris et une musique moderne pas très bien choisie (ce n’est toutefois pas aussi affreux que la musique d’Alan Parsons sur Ladyhawke).

Entre Apocalypto et le Conan de John Milius, The dead lands se laisse regarder avec un plaisir coupable. Tu préfères le bras ou la cuisse pour le dîner ? Le bras, ça cuit plus vite. On regrettera juste que The dead lands ne soit pas aussi abouti/radical que ses modèles.