The Banner saga trilogy

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Découvert grâce au blog du Dragon Galactique (que je remercie chaudement), la trilogie Banner Saga est un RPG tactique tour par tour qui se passe dans une Scandinavie de fantasy avec des géants, des magniens (magiciens) et des dieux.
C’est très chouette, très prenant.
Ce n’est pas sans défaut, l’interface est assez peu intuitive et une erreur de placement peut vous coûter une bataille.
Ceci dit, la plupart de ces défauts sont rectifiés dans le 2.
Si l’histoire est assez classique, les mécanismes du jeu font qu’on s’intéresse et on s’attache à beaucoup de personnages très différents, dont une jeune archère, mais aussi un géant qui a perdu un bras à la guerre et un lancier à la psychologie pour le moins particulière. C’est pas forcément le personnage sur lequel on mise au départ, mais il devient assez vite (disons à partir du niveau 4) très puissant pour percer les armure ennemies (en pierre) et achever les blessés.

Les graphismes, très dessins animés et même parfois un peu manga sur certains détails, sont magnifiques.
Je regrette des traductions un peu bâclées (« la fille avec des couettes » traduit « la fille avec la queue de cochon », ça pique un peu).

Il y a des idées très chouettes : si les combats s’éternisent, vos héros fatigués ne font quasiment plus de dégâts et n’ont quasiment plus de volonté.

Là, je suis au milieu du 2 qui est à mon sens plus réussi que le premier sur le plan technique, plus agréable à jouer, mais un peu moins poignant (pour le moment).

On trouve la trilogie en neuf à 30 euros port compris ; vue la durée de jeu, c’est vraiment une bonne affaire, surtout que l’histoire n’est pas linéaire et donc peut être rejouée (un peu) différemment.

Ghost of Tsushima (Jeu vidéo)

Japon. 1274.

Les Mongoles, ces ignobles et infâmes buveurs de lait de jument fermenté, ont envahi ma belle île de Tsushima et, après notre défaite sur la plage de Komoda, ont emprisonné mon oncle Shimura. Enfant, j’ai appris la voie du sabre, j’ai appris à honorer mes ennemis, mais ayant tout perdu à Komoda, j’ai décidé de changer de voie : je crache sur les Mongoles. Je les tuerai au sabre, bien sûr, mais aussi au wakizashi, par derrière, comme un vil assassin, avec mes flèches explosives et mes fléchettes empoisonnées. La mort tombera du ciel, des toits, sous forme de flèches lourdes ou de bombes à la poudre noire. Je les brûlerai et j’achèverai même les fuyards. Je n’aurai aucune pitié et on finira par me surnommer le Fantôme.

Cela dit, même si tuer du Mongole par brochettes de trente est chouette, surtout quand il fait 40° dehors, il faut aussi savoir se relaxer. Le matin j’aime bien pister le renard sous le soleil levant. A midi, juste avant mes sushis, je compose en haiku sur le plaisir d’égorger un ennemi déjà à terre. En fin de journée, je gravis une montagne, j’écoute un musicien, ou je suis un oiseau doré vers un trésor ancien et oublié. En ville, je ne peux pas m’empêcher de me promener sur les toits, de voler des provisions et de grimper au sommet des pagodes avec mon grappin (forgé par le frère de mon acolyte Yuna). Et puis il y a les bains revigorants, sous les érables rouges avec la guerre comme horizon (parfois une patrouille passe de loin en loin alors que je me décrasse les doigts de pied).

Et quand vient la nuit, je redeviens le Fantôme.

(Ghost of Tsushima est un jeu vidéo développé par Sucker Punch et édité par Sony. Ce n’est ni un jeu vidéo historique, on nage dans le n’importe quoi niveau armures, sabres, etc, ni un jeu de fantasy – pas de magie, un peu de réalisme magique sous forme d’animaux qui vous guident de temps à autre. L’ensemble est super chouette et il y a même un mode Akira Kurosawa qui permet de jouer en N&B. Seul reproche, c’est extrêmement sérieux et il n’y aucun moyen de culbuter une paysanne consentante ou la trappeuse qui vient de vous griller un écureuil. Géralt de Riv’ qui s’est forgé d’autres habitudes, serait très déçu de son séjour à Tsushima.

Ghost of Tsushima est aussi le seul jeu vidéo à ma connaissance qui rend un hommage (involontaire ?) à La Ballade de Narayama de Shoei Imamura.)