The lost city of Z, James Gray

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The lost city of Z raconte l’histoire d’un officier anglais, par ailleurs père de famille, Percy Fawcett, qui au début du XXe siècle est envoyé cartographier un fleuve à la frontière entre la Bolivie et le Brésil. Là, aux sources du fleuve, dans la jungle, il découvre des poteries là où il pensait qu’aucun homme n’avait jamais vécu. Convaincu que son guide indien ne lui a pas menti, qu’il existe une cité très ancienne, quelque part en Amazonie, Percy décide de monter une seconde expédition, malgré le danger et tous les sacrifices que cela représente pour sa famille.

J’avais découvert James Gray en 1994 avec Little Odessa, l’excellent Little Odessa. Avaient suivi The yards en 2000 et La nuit nous appartient en 2007, qui ne m’avaient pas totalement convaincu, l’un comme l’autre (encore que je me souviens plutôt bien du second, mais je crois que la scène où Eva Mendes se masturbe y est pour beaucoup). Puis nos routes se sont quittées, pour se recroiser en Amazonie. Une invitation que je ne pouvais pas refuser, ne serait-ce que par curiosité.

Tout d’abord ce qui surprend dans The lost city of Z, c’est l’esthétique, la photo. Tout y est magnifique : les couleurs, les cadrages, la mise en scène de la dernière scène amazonienne et de la dernière scène avec Sienna Miller. J’ai senti un peu le même vertige esthétique que devant The Revenant. L’hommage assez marqué au cinéma de Werner Herzog (Fitzcarraldo, Aguirre la colère de Dieu et même Cobra verde) passe tout seul. Ça aurait pu être pesant, mais non.

The lost city of Z est un très beau film qui pâtit à mon sens de ne pas avoir été une mini-série HBO. C’est long pour un film (2h20), mais pas assez long pour toute la matière qu’avait le réalisateur à sa disposition. Résultat : le rythme m’a semblé quelque peu bancal. James Gray s’attarde sur certaines scènes « anglaises » et tourne au pas de course certaines scènes amazoniennes, pourtant cruciales.

Si Charlie Hunman est incandescent, Robert Pattinson est bluffant (moi qui pensais que ce charmant garçon n’était pas vraiment un acteur, me voilà obligé de me mordre la joue jusqu’au sang). Je suis plus réservé sur la prestation de Sienna Miller, l’épouse de Fawcett, qui subit des dialogues « féministes » que j’ai trouvés extrêmement didactiques et manquant profondément de naturel.

En 1994, dans Légendes d’automne d’Edward Zwick, Tristan Ludlow (Brad Pitt) ne pouvait pas lutter contre l’appel de la forêt, c’était sa malédiction. Percy Fawcett ne peut lutter contre l’appel de la jungle (étant moi-même fasciné par les jungles sud-asiatiques, je peux comprendre). C’est sa malédiction, mais aussi son élégie (et c’est là que le film qui s’attarde sur les contradictions du personnage, puis celles de son fils aîné, trouve une voie qui lui est propre, m’a-t-il semblé).

Comme l’a si bien écrit Nick Tosches : « Vous comprenez, il fallait vraiment que j’aille en enfer. J’avais, pour ainsi dire, le mal du pays. »

 

The last king – Nils Gaup (2016)

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Norvège 1206. Le roi de Norvège a un héritier secret. Empoisonné, juste avant de mourir, il demande à ses fidèles de protéger l’enfant. Deux hommes (à ski) vont se dresser contre les assassins.

The last king est un petit western médiéval, simple, voire simpliste, réduit la plupart du temps à ses scènes d’action : courses-poursuite dans la neige, batailles. Ici les forces en présence sont relativement humbles : une grosse dizaine de cavaliers d’un côté, deux guerriers et des paysans de l’autre.

C’est un film brutal, mais qui ne va pas au bout de sa brutalité et il est difficile de garder son sérieux quand les poursuites à ski commencent à ressembler à une scène de James Bond.

Encore plus difficile quand les personnages mangent des pommes de terre en 1206.

On peut toutefois se laisser tenter par cette série B anodine, pour l’interprétation assez inspirée de Kristofer Hivju vu dans Games of Throne.

Anthropoid, Sean Ellis (2016)

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Prague 1942. Deux soldats tchèques, Jan Kubiš et Josef Gabcik, sont parachutés en Tchécoslovaquie pour assassiner Reynard Heydrich, numéro 3 de la hiérarchie nazie et père de la « solution finale ».

De l’opération Anthropoid, je ne connaissais que ce que j’en avais lu dans une bande-dessinée qui m’avait alors semblé très sérieuse sur le plan historique. Le film s’intéresse à l’assassinat d’Heydrich et à ses conséquences. Je ne vais pas spoilier, mais disons que c’est un long-métrage tranché en son mitan : avant / après.

Je ne suis pas un grand fan de films de guerre et je supporte de moins en moins les scènes de torture sur grand écran, donc je ne suis clairement pas bien « tombé » avec ce film… que je voulais voir principalement pour Cillian Murphy, un acteur que j’apprécie beaucoup, surtout quand il évite de travailler avec Christopher Nolan.

Le film a quelques qualités, il rend palpable l’horreur de l’occupation nazie, la peur, la paranoïa, l’humanité de ceux qui trahissent. Charlotte Le Bon y est magnifique ; elle illumine de sa présence chacune de ses scènes, même les plus anodines. Pour le reste, j’ai trouvé le montage anémique, la photo terne, la réalisation fadasse. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser à la façon dont Jean-François Richet avait mis en scène la mort de Mesrine, et de comparer cette « mise à mort » avec l’attentat contre Heydrich tel qu’il nous est montré dans Anthropoid. La maestria de Roman Polanski dans Le Pianiste m’est souvent venu à l’esprit : un Polanski à la fois plus subtil et plus vigoureux dans sa cinématographie que Sean Ellis.

Quant à la fin du film, elle m’a rappelé John Wick 2, et ce moment passé de l’histoire du cinéma où celui-ci a commencé a flirter avec la grammaire visuelle des jeux vidéos de combat. Je ne connais rien aux First Personnal Shooter, mais John Wick 2 et dans une moindre mesure cet Anthropoid, ressemblent par moment à une partie de FPS ou du moins en reprennent certains codes de cadrage, mise en scène, position de caméra. Je n’arrive pas à croire que les soldats allemands qui ont affronté les soldats tchèques et les résistants impliqués dans l’opération Anthropoid pussent avoir été aussi bêtes, mal entraînés et maladroits que ceux qu’on nous montre à l’écran.

Les dernières scènes du film, tournées par un virtuose de l’action tel que Michael Mann ou Mel Gibson, auraient été probablement inoubliables.

Paradoxalement, Anthropoid m’a donné envie de voir HHhH de Cédric Jimenez, sur le même sujet, avec Jason Clarke dans le rôle d’Heydrich.

The Hollow point – Gonzalo López-Gallego (2016)

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A la frontière, le sheriff Leland (Ian McShane) abat un crétin qui trafiquait des munitions « copkiller » entre les USA et le Mexique. Ce n’était pas vraiment un cas de légitime défense et le shériff Wallace (Patrick Wilson) est envoyé sur place pour remplacer le vieil alcoolo. Mais 250 000 dollars ont disparu et le cartel n’a pas du tout l’intention de laisser passer ça. Par conséquent, ils envoient « le boucher » (John Leguizamo, moins survolté que d’habitude) régler son compte à quatre personnes dont les noms figurent sur une simple liste écrite à la main sur un minable bout de papier blanc.

De Gonzalo López-Gallego, j’avais été probablement la seule personne sur Terre à penser plutôt du bien de son Apollo 18 (sur la Lune, ils ont tous adoré). Et, avec ou sans surprise, comment dire ?, je pense encore plus de bien de son The hollow Point (à tel point que je me refuse à utiliser son minable titre « français » Desert Gun – et ta sœur, elle déserte Gump ?).

The Hollow Point est un petit noir, serré, plutôt une boisson d’homme ; a priori rien de nouveau sous le soleil du Nouveau-Mexique. Sauf que vers la quinzième minute, vous n’allez pas croire à ce qui arrive. Vous allez être bluffé (horrifié aussi) par une scène totalement inattendue et jamais vue, je pense, dans un film de ce genre (j’imagine la gueule des producteurs quand ils ont reçu le scénario de Nils Lyew : heu là, cette scène page 16, c’est du interdit au moins de 18 ans avec avertissement aux cardiaques et aux femmes enceintes ?). Bon, quand ce cher Gonzalo nous refait à peu près le même coup une demi-heure plus tard, ça marche certes moins bien, mais disons que la première action du Boucher est estomacante (adjectif colombien peu usité et à double sens ; une scène estomacante vous laisse sans voix et vous soulève le cœur jusqu’aux amygdales).

Le scénario est plein de petites trouvailles. La violence est aussi sèche que réaliste, et quand un personnage se prend une balle dans ce film, il ne court pas le marathon derrière pour poursuivre un voleur de bonbons.

Un polar atroce dans son exposition frontale de la violence des cartels, sans gras, sans grande ambition, aussi, mais plein de petites surprises, de trouvailles scénaristiques. Vous n’oublierez jamais la première confrontation du shériff Wallace avec le Boucher.

Après Bone Tomahawk, où il était excellent, je me dis que Patrick Wilson a l’art de choisir des « petits » films où son personnage en chie à mort. Ce garçon fort sympathique (et terriblement sexy, me souffle une voix féminine dans l’oreille gauche) doit être masochiste.

(Je suis partial, bien évidemment, en tant que grand fan de John Leguizamo. En tout cas, ça fait plaisir de le voir dans un autre rôle que celui du mexicain de service fast-talker déjanté, comme il l’a déjà fait 854 fois au cours de sa carrière, et notamment dans les deux John Wick).

 

Hitokiri – Le châtiment / Hideo Gosha (1969)

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Izo (Shintaro Katsu) est un paysan devenu samouraï pour le clan Tosa, un clan loyaliste au cœur d’intrigues politiques particulièrement sanglantes. Izo est une bête assoiffée de sang, de sexe et de saké. Plus yakusa que samouraï. Après chaque meurtre, après chaque massacre pour son maître Hanpeta Takechi (Tatsuya Nakadai, l’autre acteur fétiche de Kurosawa après Toshiro Mifune) il passe son temps en débauche avec « la prostituée Onimo » endettée à mort. Izo est doué au sabre, peut-être même imbattable, mais il est idiot, au point que certaines affaires délicates ne puissent pas lui être confiées.

Un jour, dans sa grande sagesse, Takechi l’écarte du meurtre planifié de deux magistrats liés au shogun. Mais Izo décide quand même de participer et, aveuglé par son ego et sa soif de sang, il commet l’irréparable.

De Hideo Gosha, je ne connaissais que l’excellent Goyokin (1969). Après avoir vu cet hallucinant Hitokiri, je n’ai plus qu’une envie : découvrir le reste de sa filmographie.

Hitokiri, c’est d’abord une brochette d’acteurs incroyables, dont l’écrivain Yukio Mishima dans le rôle d’un tueur ambiguë. Shintaro Katsu, lui, est connu pour avoir été Zatoïchi et Hanzo the razor, personnages récurrents du cinéma japonais (il avait une stature « colossale » au Japon). Nakadai a joué dans un nombre incroyable de chefs d’oeuvre, dont Goyokin, Après la pluie et Ran, excusez du peu.

Au-delà du casting irréprochable, le film s’impose comme un mélange de scènes de comédie, de scènes poignantes, de scènes d’action, de scènes d’horreur pure (je ne vais pas spoilier, mais si vous n’aimez pas voir le sang gicler et les blessures d’armes blanches en gros plan, abstenez-vous). On trouve même quelques scènes érotiques assez « délicates » : sous prétexte qu’il l’a bien payée, Izo, insatiable, force Onomi même quand celle-ci l’implore de la laisser dormir, car elle est épuisée. On pourrait évidemment écrire que c’est un film misogyne, mais ça n’a pas vraiment de sens, vu le contexte historique. La triste vérité, c’est que le film est probablement juste « réaliste » et qu’Izo est incapable de comprendre la vraie nature de ses sentiments.

Jusqu’auboutiste (mon dieu, la dernière scène, on se croirait chez Mel Gibson réalisateur), rythmé, profond, plein d’amour (si si), d’amitié, de combats au sabre (le premier sous la pluie est hallucinant) et de basses-manœuvres politiques, Hitokiri vaut plus qu’un coup d’œil.

 

Get Out – Jordan Peele (2017)

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Chris Washington est un brillant photographe. Après cinq mois de liaison avec Rose Armitage, celle-ci lui propose de rencontrer ses parents : Dean qui est neurochirurgien et Missy qui est psychiatre.  En chemin, les deux jeunes gens renversent un chevreuil. Le week-end ne commence pas très bien, surtout que Chris est mal à l’aise parce qu’il est noir et Rose blanche. Même dans l’Amérique post-Obama, une telle histoire d’amour ne va pas forcément de soi. Mais Chris n’est pas au bout de ses surprises, car les Armitage qui habitent une magnifique maison isolée, ont des domestiques noirs et semblent littéralement adorer tout ce qui est noir de peau.

Si vous ne voulez pas de spoilers : arrêtez votre lecture ici et sachez juste que c’est un très chouette film d’horreur/science-fiction (oui oui, science-fiction – car on y voit au moins deux sciences à l’oeuvre) avec de très bonnes scènes de comédie dedans.

[Critique avec spoilers]

Get out commence donc comme un remake contemporain du classique de Stanley Kramer : Devine qui vient dîner ce soir, où une jeune californienne présente son fiancé à ses parents : un brillant médecin, noir, veuf, plus âgé qu’elle, incarné par l’excellent Sidney Poitier, qui fut pour beaucoup dans le changement du statut de l’acteur noir dans le cinéma américain (regardez Dans la chaleur de la nuit, formidable polar social). La ressemblance s’arrête pourtant là, même si Get out parle évidemment de racisme, de préjugés, etc.

Dans un premier temps, le film est une habile comédie de mœurs, plutôt fine, subtile même, bien pensée, extrêmement bien filmée, qui prend le temps de développer ses protagonistes. Puis l’angoisse monte, et le film devient un film d’horreur paranoïaque où s’alternent scènes de comédie et scènes de tension, plus ou moins extrêmes. Dans un troisième mouvement, le film mord à pleine dents le territoire de la science-fiction, mais toujours avec cette alternance de scènes de comédie, portées par LiRel Howery, incroyablement drôle et juste, dans le rôle du meilleur ami de Chris (la scène dans le commissariat est à se pisser dessus). Ça fait beaucoup d’ingrédients pour un seul film, mais ça marche si on ne s’attarde pas trop sur les détails.

En fait Get out a un seul défaut notable : son scénario est construit pour ménager le suspens et/ou fabriquer un suspens artificiel. Deux scènes dénotent, la scène où Chris trouve les photos de Rose, cette scène shunte une explication façon « le méchant de James Bond vous explique », le procédé est louable mais reste un poil maladroit. La second écueil, plus problématique, vient à la fin avec la scène de préparation, décalée, des patients (je n’en dis pas plus), seul mécanisme scénaristique que Jordan Peele a trouvé pour produire une fois encore du suspense dans sa machine narrative et pour montrer frontalement les détails chirurgicaux, atroces, de l’opération qui attend Chris.

Bon, je ne dis rien de la dimension science-fictive parce qu’elle est principalement allégorique et donc à ranger dans la catégorie science=magie. C’est assez drôle, car elle rejoint tout un faisceau de réflexions de l’auteur australien Greg Egan (dont j’apprécie particulièrement les nouvelles, que j’ai relues pour le prochain Bifrost – le 88 consacré donc à Greg Egan).

Get out bénéficie d’un solide cast : Daniel Kaluuya est parfait dans le rôle de Chris, Allison Williams a le rôle le plus divers du casting et s’en tire bien, Caleb Landry Jones a l’air toujours aussi « malade »/malsain. (Commentaire sexiste pur, mais dans les limites de la décence : Erika Alexander est magnifique).

Un brin manipulateur, Get out n’est pas un film parfait, mais il ne faut pas s’en priver pour autant.

Money Monster – Jodie Foster

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Lee Gates (George Clooney, ahurissant) est un odieux personnage, égocentrique, présentateur de télévision, vedette toute-puissante d’une émission sur Walt Street qui ressemble davantage à un concours de t-shirt mouillés en Floride qu’à la bourse telle que nous l’expliquait jadis France Info :  «Bonjour, ici JeanPierre Gaillard, en direct de la Bourse de Paris.» Donc Gates (et sa productrice incarnée par Julia Roberts) en fait des tonnes : stripteaseuses, gants de boxe, extraits de film d’horreur des années 50. Et, pour couronner le tout, il a des liens pas forcément très sains avec les patrons dont il vante les mérites (toute ressemblance avec le personnage de Jack Barron inventé par Norman Spinrad en 1969 est évidemment totalement fortuite, mais quand même, par moments on se dit que… peut-être…).

Lee Gates est tombé amoureux d’un patron : Walt Camby (Dominic West, visqueux comme il sait si bien faire), pas amoureux gay refoulé, je te sucerai bien le gros oretil trempé dans le champagne, non plutôt, amoureux d’avoir les poches pleines au point de craquer. Lee regarde Walt avec des $ dans les yeux. Donc il conseille sans retenu le fonds Camby, à la télévision, devant des millions de personnes, en forçant un poil le trait, juste un poil (enfin, vous voyez le tableau, comme on dit en réunion commerciale : il en met plein les murs). Jusqu’au jour où l’action chute de 75$ à 8,50$, ruinant un certain nombre de personnes. Dont une assez stupide pour avoir mis toutes ses économies dans le même panier (ne faites jamais ça !).

Kyle Budwell (Jack O’Connell) a la rage, et c’est pistolet au poing qu’il débarque en plein direct de l’émission pour comprendre comment un fonds, vanté plus sûr qu’un plan d’épargne par Lee Gates, a pu s’évaporer à hauteur de 800 millions de dollars.

Si vous cherchez un film sur la finance du niveau de The Big Short, Le loup de Wall Street ou Margin call, passez votre chemin. Money monster n’est pas un film sur la crise des subprimes. L’intrigue, le pot-aux-roses est ici secondaire (c’est d’ailleurs sans doute la faiblesse la plus notable du projet).  Jodie Foster s’intéresse plutôt aux femmes et aux hommes : elle dresse le portrait de gens aux priorités totalement divergentes, elle montre la porosité entre le spectacle et la vérité. Money Monster est un film sur la collusion. Sur l’ivresse du pouvoir, de l’argent, de l’ego. C’est aussi le portrait extrêmement réussi d’un homme, Lee Gates, qui comme tout ces gens de la finance refuse de voir les hommes et les femmes de chair et de sang, ruinés, minés, licenciés, par les catastrophes boursières. Ces gens qui ne s’en remettront pas, ou même difficilement. Le casting est impeccable. Une fois de plus, Julia Robert (49 ans) est impériale. La mise en scène, le montage sont très réussis. Jodie Foster, derrière la caméra, c’est épatant. J’attends maintenant avec impatience l’épisode de Black Mirror qu’elle a réalisé, le premier de la quatrième saison.

Avec Money monster, Jodie Foster se place comme digne héritière de Sidney Lumet, on pense à son Network (1976). Ah si elle pouvait continuer sur cette lancée…