Winchester, the Spierig brothers (2018)

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Californie, 1906. Un psychologue alcoolo et camé au laudanum, le Dr Eric Price (Jason Clarke, dans son plus mauvais rôle ?) est engagé par la compagnie Winchester pour déterminer si Sarah Winchester (Helen Mirren, dans son plus mauvais rôle ?) qui possède 51% des parts de la compagnie est saine de corps et d’esprit. En effet, Sarah s’est installée à San José, avec sa nièce – veuve – et son petit-neveu, où elle fait construire jour et nuit une maison labyrinthique, dont les plans lui serait dictés par les victimes de la fameuse carabine à répétition. Pour le Dr Price, aucun doute, l’affaire est conclue d’avance, la vieille est bonne pour l’asile.

Mais si…

Ah ah ah. Un film d’horreur qui fait dormir. Tout, absolument tout, est prévisible de la première à la dernière minute, donc ennuyeux. Les frères Spierig et leur scénariste essayent de nous refaire le coup de Sixième sens de Shyamalan, en le décalant un tantinet, mais c’est gros, gros. Les acteurs principaux cachetonnent atrocement, les acteurs secondaires sont plus convaincants (perdus pour perdus, ils se sont peut-être dit qu’ils pourraient être remarqués au milieu de ce naufrage ?). On retrouve avec plaisir Bruce Spence de Mad Max 2 et Angus Sampson de la seconde saison de Fargo.

Si la maison Winchester vous intéresse, jetez plutôt un coup d’œil à Dans l’antre de la pénitence.

 

Dans l’antre de la pénitence

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 » 1905, San José en Californie. Suite à la perte de son mari et de sa fille, Sarah Winchester se lance dans la construction compulsive de la « Winchester House » : une demeure aussi étrange que démesurée. Un chantier perpétuellement troublé par les lubies de sa commanditaire, qui réveille ses domestiques en pleine nuit, ou ordonne à ses ouvriers de construire des portes et des escaliers ne menant nulle part. On la prétend folle, hantée par les esprits de ses proches disparus. Mais le jour où un étranger fait son apparition sur le pas de sa porte, les démons de Sarah pourraient bien devenir réels… « 

(Résumé éditeur)

La maison Winchester à San José en Californie est une attraction touristique célèbre, attachée à la folie historique d’une femme : Sarah Winchester. Cette maison est au centre de plusieurs œuvres, comme le roman de science-fiction Vanishing point de Michaela Roessner (que je faillis publier, en français, dans une vie antérieure), ou le film des frères Spierig, le bien-nommé Winchester.

Pour ce qui est de L’Antre de la pénitence, le scénariste Peter J. Tomasi nous emmène en 1905 en Californie à la rencontre de Warren Peck, un assassin (tueur d’Indiens notamment) qui, blessé, va trouver gîte et couvert chez Sarah Winchester, dans sa maison de la pénitence. La folie, les fantômes, les hallucinations, tout s’amasse dans cet endroit peuplé d’assassins en pleine repentance.

S’il faut un petit temps d’adaptation pour s’habituer au dessin, original certes, mais assez agressif, après quelques pages à peine on comprend vite que ce dessin, si particulier, est tout à fait adéquat. Et vers la fin, Ian Bertram livre quelques doubles pages de folie, où semblent entrer en improbable collision l’art d’Escher et les visions horrifiques du Clive Barker des Livres de sang.

Cette californian ghost story vaut plus q’un coup d’œil.